Critique de La meilleure version de moi-même (Série, 2021)

326 0

[ad_1]

CRITIQUE / AVIS SÉRIE – Dans « La meilleure version de moi-même », l’humoriste Blanche Gardin joue son propre rôle. Elle entame un voyage spirituel après avoir décidé d’arrêter l’humour. Pour le pire ou pour le meilleur ?

Une série réalisée par Blanche Gardin

Humoriste surdouée à la carrière prolifique, Blanche Gardin semble inépuisable. Remarquée grâce au Jamel Comedy Club en 2006, elle gravit les échelons jusqu’à créer son one-woman-show en 2015. Elle reçoit un Molière en 2018 pour son spectacle intitulé Je parle toute seule. Mais Blanche Gardin ne se contente pas de sa carrière d’humoriste. En effet, elle s’est assez vite tournée vers le cinéma. Actrice pour plusieurs films et séries, elle se dirige vite vers l’écriture et le scénario. Avec La meilleure version de moi-même, elle signe une série inspirée de sa vie, à l’instar de ses spectacles. Co-réalisée avec Béatrice Fournera et Noé Debré (ses acolytes sur Problemos et Parents mode d’emploi), Blanche Gardin est aussi productrice de la série.

Blanche Gardin - La meilleure version de moi-même ©Canal+
Blanche Gardin – La meilleure version de moi-même ©Canal+

La comédienne, habituée à partager sa vie et les problèmes qu’elle rencontre, nous plonge ici dans son intimité. Dans La meilleure version de moi-même, elle joue son propre rôle. Blanche, humoriste à succès, décide d’arrêter l’humour. Ses problèmes intestinaux auraient pour cause son utilisation intensive d’autodérision. Mais que peut-elle faire ? Égérie pour une marque de parfum ? Non, elle ne correspond pas aux standards de beauté. Égérie pour une marque de bière plutôt. Ne pouvant prétendre à aucune autre carrière, elle se tourne vers l’introspection.
Lavage du colon, ballonnements, Blanche l’actrice et Blanche la scénariste partagent tout. Son quotidien et son processus de guérison sont filmés par une équipe de tournage. C’est ce documentaire là que le spectateur regarde. Grâce à ce dispositif de faux-documentaire, Blanche est autant un personnage réel qu’un personnage de fiction.

La meilleure version de moi-même : une bonne idée de sketch

Dans sa série, Blanche Gardin joue le rôle de cette humoriste égocentrique qui va se laisser séduire par les médecines alternatives. Pour soigner son mal de ventre, elle consulte des naturopathes, des magnétiseurs et d’autres professionnels qui la poussent à arrêter la comédie pour se concentrer sur elle-même. Elle entame alors un voyage spirituel à base de yoga, de jeûne et d’encens. Blanche Gardin caricature donc ces “bobos”, ces personnes qui se nourrissent uniquement de la lumière du jour. Cette satire s’épuise au fil des épisodes. Les clichés, même s’ils prêtent à rire, sont redondants. La meilleure version de moi-même aurait fait un bon sketch. Même si Blanche Gardin est fidèle à son humour grinçant, le format sériel ne semble pas approprié. On ne peut en tout cas pas lui reprocher de ne pas aller jusqu’au bout, puisque son personnage, après avoir relâché son chien dans la nature pour lui rendre sa liberté, décide de se marier à elle-même. La meilleure version de moi-même ressemble ainsi à une longue parodie.

La meilleure version de moi-même ©Canal+
La meilleure version de moi-même ©Canal+

Malgré tout, de très bons seconds rôles redonnent de l’intérêt à la série. Le personnage de Louis C.K., compagnon de Blanche dans la série et dans la vraie vie, semble être le seul personnage censé. Il est le seul à ne pas comprendre ses démarches et ses envies. Puisqu’il est extérieur à la vie de Blanche car il vit aux Etats-Unis, il la regarde comme nous à travers un écran. D’autres personnages comme le frère ou l’une des disciples de Blanche apportent de la légèreté à cette série qui se veut parfois faussement sérieuse. La détresse du personnage est troublante, le spectateur est parfois perdu entre le rire et l’angoisse. Si tel était le but de Blanche Gardin, son défi est réussi.

Un faux-documentaire

Le premier épisode de la série est assez surprenant. On ressent une caméra tremblante, embarquée, presque amateur. Quand le perchman apparaît dans le miroir, on se demande comment une telle erreur a pu passer inaperçue. Petit à petit, le côté méta de la série s’affirme. Cette idée du faux-documentaire est intéressante et marche plutôt bien. Blanche Gardin se livre parfois en face-caméra et la voix du caméraman se fait entendre à plusieurs reprises. Une certaine place semble être laissée à l’improvisation. C’est dans ces moments, apparemment non-scriptés, que La meilleure version de moi-même séduit le plus.

La meilleure version de moi-même créée par Blanche Gardin, Béatrice Fournera et Noé Debré, à découvrir sur Canal+ à partir du 6 décembre 2021 . Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

[ad_2]

Source link

Related Post