Critique de La Casa de Papel (Série, 2017)

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CRITIQUE / AVIS SÉRIE – Massivement attendue, la fin de « La casa de papel » est-elle parvenue à répondre à nos attentes ? On vous livre notre verdict sur la conclusion proposée par le programme espagnol. Attention, ce qui suit contient des spoilers sur l’intrigue.

Clap de fin pour La casa de papel

Nous y sommes, au dernier tour de piste de La casa de papel. Netflix a astucieusement scindé l’ultime partie en deux chapitres. Et autant dire que la fin du précédent, mis en ligne en septembre, a provoqué un véritable choc chez les fans. Les scénaristes ont déjà fait mourir des personnages et ils ont cette fois osé se passer des services de Tokyo pour la conclusion. Une mort en guise de bouquet final d’une salve d’épisodes mouvementés. L’intrigue avait présenté les braqueurs dans une mauvaise posture, sous pression par les autorités ainsi que par une unité spéciale dans laquelle le terrible Guandia s’était trouvé une place. À l’extérieur, le Professeur a été obligé de gérer Alicia enceinte, sans pouvoir aider ses amis sur le terrain.

Compte tenu du rythme et des habitudes de la série, la dernière partie n’avait d’autres choix que d’être un feu d’artifice avec de l’action et de l’émotion. Pour les fans, le contrat a été respecté lors du premier chapitre mais c’est le second qui était encore plus attendu au tournant.

La casa de papel
La casa de papel ©Netflix

Baisse de régime pour la série Netflix

Les mécanismes qui font avancer la série depuis le début étant désormais bien identifiés, on se doutait que les derniers épisodes allaient présenter des braqueurs qui retombent sur leurs pattes. Il n’a été question que de ça depuis 2017. Même quand la situation semblait toujours plus désespérée que jamais. L’équipe créative réunie autour d’Álex Pina s’est toujours débrouillée pour élaborer des plans complexes qui surprennent (ou pas) l’audience.

Alors quand vient l’heure de se lancer dans le sprint final, les derniers tours de pédale se devaient d’être flamboyants. La mort de Tokyo était d’ailleurs perçue – pour nous – comme un avant-goût plutôt qu’une finalité. Une mort marquante pour teaser cinq derniers segments irrespirables. Hélas, force est de constater que la série manque son rendez-vous final d’un point de vue émotionnel et dramaturgique. Au lieu de profiter de la déflagration qu’a été le volume précédent, La casa de papel baisse de régime et ennuie. Un comble, quand on parle d’une série marquée par des excès. Où tant (trop ?) de choses de son passées en si peu de temps. Le sentiment d’urgence qui devrait nous saisir est seulement esquissé à des brefs instants.

Un final qui tire sur la corde

On doit reconnaître que quelques tournants narratifs sont bien vus. Que ce soit le twist avec Rafael (le fils de Berlin) ou le coup de poker du Professeur basé sur le mode de fonctionnement du monde de la finance. Hormis cela, on ne trouve jamais un grand moment qui donne envie de s’enflammer. Tout du long, La casa de papel donne l’impression de jouer la montre pour combler le vide avant l’épisode final qui est, lui, pour le coup, bien chargé. La série rentre dans le rang, joue la carte de la sécurité plutôt que celle du chaos. On sent que le scénario ne cherche pas à bousculer l’audience. Il préfère calmer le jeu au lieu de se lancer dans une escalade incontrôlable des événements.

La casa de papel
Le Professeur (Alvaro Morte) – La casa de papel ©Netflix

La casa de papel sans prise de risque

Une ligne de conduite qui étonne car La casa de papel a toujours surenchérit pour divertir. Là, les tribulations des personnages se suivent avec un ennui poli, sans jamais craindre vraiment pour leur avenir – le faux suspense sur leur mort n’est pas crédible une seule seconde. En grande partie parce que sa recette est constituée de manière à nous rassurer sans cesse. Les nombreux flashbacks désamorcent les suspenses en expliquant continuellement les dessous du plan. Le hasard n’entre que sporadiquement en ligne de compte et le rythme présente ainsi une certaine monotonie. En d’autres termes, chaque événement du présent appelle un flashback qui explique le pourquoi du comment. On peut quasiment penser que ces retours dans le passé ont pour seul intérêt de ramener Berlin sur le devant de la scène, alors que le personnage n’a plus rien de vivifiant à apporter à La casa de papel.

Les fans y trouveront peut-être leur compte avec ces adieux où l’émotion prime. Ils sont, au moins, brossés dans le sens du poil avec une séparation sage, sans aucune prise de risque. Il faut dire que conclure une série n’est évidemment pas un exercice simple. Il faut croire que La casa de papel a préféré rentrer dans le rang que de créer la moindre vague. Une déception qui ne fait pas honneur à l’audace des braqueurs qu’elle met en scène.

La casa de papel : partie 5 – chapitre 2 créée par Álex Pina, sur Netflix à partir du 3 décembre 2021. Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

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