L’un des investisseurs clés de l’oléoduc ougando-tanzanien se rétracte

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(Agence Ecofin) – La construction du pipeline Ouganda-Tanzanie est retardée depuis près de 4 ans en raison de multiples problèmes juridiques et environnementaux. Alors que la prise de la décision finale du projet pointe enfin à l’horizon, un nouvel écueil vient d’apparaitre.

Suite à l’appel lancé par un collectif de 263 ONG le 1er mars, la Standard Bank a décidé de suspendre sa participation au projet de financement du pipeline Ouganda-Tanzanie, dont le coût est estimé à 3,5 milliards de dollars. Ceci, en attendant les résultats d’une étude d’impact environnemental et social.

L’institution financière a expliqué ce revirement par sa volonté de respecter sa politique de financement envers les projets de combustibles fossiles, qui stipule que dans le cadre de leur mise en œuvre, les exploitants sont tenus de réduire les émissions polluantes. Selon la lettre ouverte rédigée par les ONG, EACOP représente une menace pour les communautés, la biodiversité marine et contribuera au changement climatique en générant plus de 34 millions de tonnes d’émissions de carbone chaque année. Il faut souligner que le document a été envoyé à 24 autres banques.

En Ouganda, le développement en amont de ce projet, permettra de monétiser plus de 6 milliards de barils à partir de 2023. La Tanzanie de son côté y voit une source potentielle d’énergie bon marché et un facteur d’augmentation des recettes publiques.

EACOP permettra de transporter 216 000 barils de pétrole brut par jour extraits de deux champs pétroliers, Kingfisher et Tilenga en Ouganda vers le port tanzanien de Tanga et sera développé grâce à la joint-venture entre Total (66,7 %) et CNOOC (33,3 %) ainsi que la collaboration des gouvernements des deux pays hôtes.

Lorianne Biaou

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01/03/2021 – 263 ONG appellent les banques à ne pas financer la construction de l’oléoduc ougando-tanzanien



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