la start-up Nala veut réduire les frais des transferts d’argent vers l’Afrique

la start-up Nala veut réduire les frais des transferts d’argent vers l’Afrique


(Agence Ecofin) – L’Afrique est le continent où il est le plus coûteux d’envoyer de l’argent pour la diaspora. Pour réduire les frais liés aux transferts de fonds, le Tanzanien Benjamin Fernandes a créé Nala, une FinTech qui se veut moins chère que les solutions existantes.

La start-up de FinTech Nala propose des services simplifiés de transactions financières à partir d’une application. Elle permet d’accéder à tous les services de paiement mobile au sein d’une seule plateforme. Les utilisateurs peuvent initier des transactions à partir de leurs comptes, auprès des banques et opérateurs télécoms. Ils peuvent également effectuer des paiements de factures, des abonnements aux chaînes TV, etc.

Le promoteur, Benjamin Fernandes, a grandi en Tanzanie et est parti aux Etats-Unis à 17 ans pour poursuivre ses rêves. Il fût le plus jeune Africain à être accepté à la Stanford Graduate School of Business, et bénéficia d’une bourse d’études à la Harvard Kennedy School of Government. Durant ses études, il se familiarise au domaine de la FinTech, et développe un intérêt pour les solutions de transaction d’argent sur le continent. Après avoir travaillé pour la Fondation Bill et Melinda Gates, il retourne en Tanzanie pour lancer la start-up Nala.

L’Afrique est le continent où il est le plus coûteux d’envoyer de l’argent, selon une étude de Foresight Africa réalisée en 2021. Les frais payés aux prestataires de services d’envoi de fonds pour y transférer de l’argent s’élèvent en moyenne à près de 9%, trois fois plus que le taux prévu par les ODD en la matière. En créant une plateforme plus abordable, Nala contribue à alléger la charge liée à l’envoi de fonds.

Cette solution pourrait permettre d’utiliser les fonds pour le financement de projets de développement au profit de millions de personnes pauvres sur le continent. Toutefois, la faible pénétration d’internet constitue un obstacle pour la création de solutions connectées. En Afrique subsaharienne, seules 25% de personnes ont accès à internet selon la Banque mondiale. Pour faire face à ce défi, Nala a opté pour une application pouvant fonctionner hors ligne. Ceci permet aux utilisateurs d’envoyer de l’argent sans services de données et sans frais supplémentaires.

En moins de deux années d’existence, la start-up Nala qui est opérationnelle en Tanzanie et dans d’autres pays africains a enregistré plus de 250 000 utilisateurs. Début 2021, elle a étendu ses services au Royaume-Uni. Benjamin Fernandes ambitionne d’atteindre une trentaine de pays.

Aïsha Moyouzame





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