Un site web permettra de contrôler un robot Spot de Boston Dynamics muni d’un lanceur paintball

Un site web permettra de contrôler un robot Spot de Boston Dynamics muni d’un lanceur paintball


La marque-collectif MSCHF, connue pour être capable de « vendre n’importe quoi en 3 minutes », a récemment dépensé 74’500 dollars pour acheter le célèbre robot-chien Spot de Boston Dynamics. Ils ont eu une idée digne d’un film de science-fiction : monter un fusil (lanceur) de paintball sur son dos et permettre au monde entier de le contrôler à distance via un site web dédié. Pour l’occasion, le chien-robot a été placé dans une galerie d’art, au milieu de certaines de leurs créations.

2 minutes, c’est le temps précieux durant lequel chaque utilisateur (pour autant d’avoir la chance d’être sélectionné aléatoirement par le site web) pourra s’amuser avec le robot-chien armé de Boston Dynamics, en le contrôlant via son smartphone. Les équipes de MSCHF ont équipé leur Spot d’un lanceur paintball Tippmann 98. L’événement aura lieu le 24 février à 19h.

Voici un extrait de ce qu’indique le dernier communiqué de MSCHF à ce sujet : « Quand les robots tueurs arriveront en Amérique, ils seront enveloppés de fourrure et porteront un ballon (?). Spot est l’animal de compagnie idéal de Rob Rhinehart (l’inventeur du substitut de repas Soylent) : il ne chie jamais. Bon chien, Spot ! Tout le monde dans ce monde observe le mignon petit Spot et se dit : cette chose sera certainement utilisée par la police et l’armée pour assassiner des gens. […] ». En résumé, une façon très marketing et originale, comme à leur habitude, de mettre « en avant » le robot.

Un message un peu provocateur rapidement repéré par Boston Dynamics, qui semble vouloir sanctionner les utilisateurs qui font usage de leur robot pour « promouvoir la violence, faire du mal à autrui, ou pour intimider ». La société a donc émis un tweet à ce sujet :

Ces deux dernières années, les services de police ont testé ce même chien-robot sur le terrain pour des missions de reconnaissance notamment (et non armées). Quoi qu’il en soit, s’imaginer de pouvoir contrôler Spot à distance va en motiver plus d’un à rendre sur le site web le jour J, dans l’espoir de pouvoir bénéficier de l’expérience.

« Nous l’avons appris peu après l’avoir reçu : tout ce que vous avez vu dans une de ces vidéos de Boston Dynamics n’est pas vraiment réalisable une fois que vous l’avez », déclare Daniel Greenberg, chef de projet chez MSCHF. « Pour être tout à fait honnête, il ne fait rien d’autre que marcher (de base) ». Pourtant, la société indique bien que le robot est, d’origine, calibré pour des fonctions simples comme la marche et, pour sa version « enterprise », de certaines options d’automatisation supplémentaires. Il est clairement stipulé que c’est à l’utilisateur de développer (pour le moment) ses propres applications, dont des programmes d’automatisation.

Néanmoins, les équipes de MSCHF sont d’accord sur le fait qu’il serait terrifiant de voir ce robot se promener avec un fusil sur le dos, de façon autonome ou pas. « J’ai l’impression que dans cinq ans, je pourrais me promener dans Brooklyn et voir une de ces choses avec un taser sur le dos, contrôlée par la police », déclare Greenberg. « Qui sait ce que l’avenir nous réserve ? ». Le groupe a testé son robot sur les trottoirs de Brooklyn, surprenant tout le monde sur son passage.

Un événement unique

L’événement est unique. « Il n’y a pas de liste d’attente. Il n’y a pas de paiement. Il n’y a pas de collecte de données en dehors du site », explique Greenberg. « Et il va y avoir un changement de pilote toutes les deux minutes. Donc si vous êtes sur le site, et que vous avez de la chance, c’est génial ».

spot mini lanceur paintball smartphone
Voici ce à quoi ressemblera l’interface de contrôle sur smartphone. © MSCHF

Un journaliste du magazine Vice, Bijan Stephen, a eu la chance d’essayer le système de contrôle à distance en avant-première : « Quand je contrôlais Spot, j’avais l’impression de jouer à un jeu vidéo sur une manette avec deux sticks analogiques. Il y avait un certain retard, qui n’était pas terriblement difficile à compenser. Si vous avez joué à un jeu sur une manette depuis que Sony a introduit sa manette DualShock, l’interface utilisateur de MSCHF vous sera extrêmement familière ». En somme, les contrôles ressemblent fortement à ceux de la playstation.

Le robot Spot dans la galerie d’art, après avoir glissé sur de la peinture. © MSCHF

« Ma course s’est terminée au bout d’une dizaine de minutes lorsque le robot est tombé sur le sol de la galerie. (C’était glissant avec la peinture des essais précédents). Le robot était coincé ; il ne pouvait pas se relever sans aide humaine », raconte Stephen.

Un risque d’interruption par Boston Dynamics…

« Il y a un risque que Boston Dynamics l’éteigne », explique le programmeur Matthew Rayfield. « Il semble qu’il y ait certaines utilisations, y compris des trucs de type violent, pour lesquelles ils ne veulent pas qu’il soit utilisé », poursuit-il. « Et il semble qu’ils ont un ‘interrupteur virtuel’ qu’ils peuvent simplement actionner ».

L’équipe du MSCHF travaille sur le projet Spot’s Rampage (qui signifie littéralement « déchainement de Spot ») depuis le mois d’octobre, quand ils ont mis la main sur le bot. Le résultat de la programmation donne quelque chose d’apparemment très facile à prendre en main. Rayfield explique que le plus difficile a été de faire fonctionner le pistolet de paintball de manière fiable via un contrôle à distance.

Source : Spot’s Rampage





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