un second qui devrait être historique

un second qui devrait être historique


(Agence Ecofin) – Deux mois après le premier tour du 27 décembre dernier, le futur président du Niger sera connu à l’issue du scrutin de ce dimanche. En plus des défis de développement qui l’attendent, le nouveau président devrait écrire un temps fort de l’histoire de ce pays qui n’avait encore jamais connu d’alternance démocratique.

Ce dimanche 21 février, quelque 7,4 millions d’électeurs nigériens sont attendus dans les bureaux de vote pour le second tour de la présidentielle. Ils devront choisir entre Mohamed Bazoum, le candidat du président sortant Mahamadou Issoufou, et Mahamane Ousmane, ancien chef de l’État.

L’issue de cette élection signera un fait inédit de l’histoire du Niger : ce sera la première fois que deux présidents élus se succèdent dans ce pays. En effet, depuis l’indépendance en 1960, l’histoire de la transition présidentielle du Niger est jalonnée de coup d’états soit 4 (1974, 1996, 1999 et 2010) pour 6 élections régulières. 

Pour ce second tour, le grand défi  est d’assurer le vote sur l’ensemble du territoire. Pour cela, des milliers de soldats ont été déployés pour sécuriser le scrutin, “surtout dans les zones exposées à l’insécurité“, a assuré à l’AFP un haut responsable du ministère de la Défense.

Du premier tour en décembre dernier jusqu’à présent, il n’y a véritablement pas eu d’incidents majeurs. Mais, depuis quelque temps sur les réseaux sociaux des « appels à la  résistance » se multiplient dont l’un des plus partagés est celui d’un ancien chef d’état-major de l’armée qui demande à la population de « se préparer à marcher sur Niamey ». Des initiatives imputées à l’opposition. Selon Sani Mahamadou, fils du président sortant et directeur de campagne de Mohamed Bazoum, « l’opposition ne s’est pas préparée pour l’élection mais pour la contestation ».

En outre, la menace jihadiste est aussi présente à l’ouest avec des attaques de groupes jihadistes affiliés à l’organisation État islamique et à l’est avec les attaques des jihadistes nigérians de Boko Haram. 

Toutefois, avec 40% des voix au premier tour et le ralliement de plusieurs candidats influents, Mohamed Bazoum est en position de favori, face à une opposition qui a eu de la peine à mobiliser une masse critique de sentiments positifs.

A l’issue de scrutin, quel que soit le vainqueur, il aura la lourde responsabilité d’assurer la sécurité et d’améliorer la situation économique de ce pays sahélien en pleine croissance mais dont les efforts ont été freinés par la pandémie de covid-19.

Le déficit budgétaire, l’agriculture, les infrastructures, la santé, l’éducation et les investissements privés restent les points prioritaires du Niger, malgré les avancées incontestables consenties lors des deux mandats du président Issoufou. 

Vanessa Ngono Atangana





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