entretien avec Namory Camara, DG de l’APIP à propos du Guinea Investment Forum (24-26 février)

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(Agence Ecofin) – Soutenu par la BAD et la SFI, le Guinea Investment Forum ouvrira ses portes mercredi prochain. Premier forum transactionnel organisé en Guinée, l’événement présentera de nombreux projets dans 5 domaines clés : agriculture, énergie, infrastructures, mines et TIC. A l’heure où la Guinée voit enfin démarrer son méga-projet minier de Simandou, l’événement devrait susciter beaucoup d’intérêt.

Agence Ecofn : Vous organisez du 24 au 26 février 2021 la première édition du Guinea Investment Forum (GUIF). Quel est le but poursuivi à travers la tenue de cet évènement ?

Namory Camara : Ces dernières nous avons participé et organisé plusieurs événements à travers le monde afin d’attirer les investisseurs vers la destination « Guinée ». Ceci a abouti sur des partenariats intéressants avec des nouveau partenaires privés comme étatiques, issus de tous horizons. Notre ambition à travers ce forum est que les investisseurs vivent les réalités de notre pays et qu’ils découvrent tout son potentiel. Le but recherché est de non seulement mettre en exergue les potentialités de notre pays mais aussi d’accompagner le secteur privé national dans son développement.

En effet, le Guinea Investment Forum (GUIF) est le premier forum transactionnel en Guinée qui offrira aux porteurs de projets guinéens un espace d’échanges afin de conclure des partenariats d’affaires avec des investisseurs. Enfin, ce sera l’occasion pour les investisseurs étrangers d’avoir en face des hauts cadres issus des Ministères sectoriels qui leur présenteront des projets structurants à pouvoir.

AE : Le Guinea Investment Forum est certes organisé par l’APIP, mais vous bénéficiez de l’appui de certaines institutions. Lesquelles ? Et pourquoi ce choix ?

NC : Effectivement, deux institutions nous soutiennent sur ce forum inédit en République de Guinée ; ce sont la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Société Financière Internationale (SFI). Je tiens d’ailleurs à les remercier chaleureusement.

La Représentation de la Banque Africaine de Développement en Guinée nous accompagne depuis quelques années sur la mise en œuvre de projets phares ; notamment dans la promotion de l’agribusiness. C’est de manière naturelle qu’elle a très rapidement matérialisé son intérêt de nous appuyer dans l’organisation du GUIF. Elle est parfaitement dans l’exécution de sa mission principale qui est de mobiliser les ressources pour promouvoir l’investissement au sein des pays membres. Je tiens aussi à mentionner que son expertise dans l’organisation de ce type d’événement a été l’un des éléments clefs dans notre choix de nous tourner vers elle.

Par ailleurs, notre deuxième appui est la Société Financière Internationale qui est aussi un partenaire privilégié avec lequel nous menons des réformes structurelles pour continuer d’améliorer le climat des affaires en Guinée depuis plusieurs années. Il est important de noter qu’elle participe activement au développement du secteur privé guinéen en proposant ses services d’investissements et son programme de renforcement de capacités ce qui leur a permis de disposer d’un portefeuille de projets privés conséquent. Voici un peu les raisons de notre choix sur ces deux institutions.

AE : Combien de participants attendez-vous ?

NC : Lors des activités préparatoires du forum en fin 2019, c’est-à-dire avant la crise sanitaire que nous vivons actuellement, nous prévoyons la participation d’au moins un millier de personnes de manière physique. Mais face aux contraintes engendrées par la pandémie de COVID-19, nous avons dû nous adapter à la situation et revoir ce chiffre à la baisse tout en privilégiant une participation massive en virtuel. Nous comptabilisons plus de 1200 inscrits à ce jour.

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Nous avons donc opté pour un événement hybride qui se déroulera à la fois en présentiel et en virtuel afin que les personnes ne pouvant pas être à Conakry puissent aussi y participer à distance.

Nous rassurons les investisseurs désireux de se rendre en Guinée que toutes les dispositions sanitaires répondant aux réglementations internationales sont prises pour le respect des mesures barrières. Tous les participants devront présenter un test PCR négatif à la COVID-19 avant l’obtention d’un badge d’accès.

AE : Quelles sont les activités qui vont animer cette première édition du GUIF ?

NC : L’activité phare est la mise en place d’une Deal Room dans laquelle les porteurs de projets et les investisseurs auront l’opportunité de tisser des relations d’affaires concrètes. Il y a aussi la Board Room qui permettra la présentation des projets publics en séance plénière aux investisseurs qui pourront manifester leur intérêt et discuter avec les autorités publiques sur le montage de projets en partenariat public privé.

Ces deux jours, plusieurs hauts cadres et chefs d’entreprises nationaux et internationaux interviendront lors des panels de discussion dans l’agrobusiness, les mines et le numérique. Ces hautes personnalités partageront leurs expertises dans les investissements publics et privés.

L’environnement des affaires et le cadre des investissements sera au cœur de ce forum à travers des conférences et témoignages du secteur privé national. Les participants auront l’occasion d’en apprendre plus sur pourquoi la Guinée est une destination de choix pour les investissements.

Le forum se clôturera par des visites de terrains et touristiques pour découvrir les potentialités d’affaires mais aussi apprécier la beauté du pays.

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AE : Quels sont les secteurs d’activités et projets principaux que vous souhaitez promouvoir au cours de Forum ?

NC : Lors des cinq dernières années, le Gouvernement a identifié cinq secteurs prioritaires qui sont l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, les mines et les TIC.

L’Agriculture, le secteur phare du Président de la République.

Il est essentiel que les investisseurs s’y intéressent. On constate que la participation de l’agriculture dans le PIB (20%) s’est nettement améliorée ces dernières années. La Guinée ambitionne d’être une puissance agricole, pour cela, nous comptons valoriser les 13 millions d’hectares de terres arables tout en profitant de notre potentiel hydraulique important qui se caractérise par plus de 1000 cours d’eau. Les opportunités d’affaires dans ce secteur sont immenses. Je pense aux filières de l’ananas, l’anacarde, le fonio, la pomme de terre et tant d’autres qui ne cessent de se développer.

L’Energie, le secteur qui facilitera un boom industriel

Le développement est lié à la fourniture d’énergie. Au cours de la dernière décennie, l’Etat a mis d’importants moyens pour améliorer la desserte en électricité. Le mise en marche du barrage hydroélectrique de Kaléta (240 MW) et la construction en cours du barrage hydroélectrique de Souapiti (450 MW) permettra à la Guinée d’exporter son énergie dans la sous-région. Nous souhaitons intensifier les investissements dans ce secteur en diversifiant les sources d’énergie.

Les infrastructures, des investissements massifs pour accélérer la croissance

La Guinée est un vaste chantier, nous avons besoins d’infrastructures routières, ferroviaires et maritimes pour acheminer tous les produits agricoles que nous produisons. En plus des voies d’accès, nous avons un déficit de logements sociaux à combler. Plusieurs projets seront présentés à cet effet.

Les mines, la locomotive du développement

Nous ne cessons de le dire, le sous-sol guinéen regorge d’opportunités. Nous sommes le deuxième exportateur de bauxite après l’Australie. Nous possédons beaucoup d’autres minerais tels que l’or, le fer, le diamant, etc. Autant d’opportunités à saisir dans ce secteur. La vision du gouvernement est le développement des projets intégrés autour du secteur minier. Notamment dans la construction d’infrastructures dans tous les domaines : transport, éducation, logements, zone industrielle, etc. Outre la production et l’acheminement, la transformation la multiplication des unités de transformation locale est également une ambition.

Les TIC, le secteur transversal essentiel

La pandémie de COVID-19 a relevé l’importance des nouvelles technologies pour créer des économies résilientes en Afrique. Depuis plusieurs années le Président de la République a réitéré à plusieurs reprises la nécessité de ne pas manquer la quatrième révolution industrielle. Cet objectif a donné naissance à la croissance de l’utilisation du numérique dans la vie de nos concitoyens. Nous constatons une forte croissance du télétravail, des paiements mobiles, du e-commerce et de l’éducation en ligne. Aujourd’hui, ce secteur est le plus « utilisé » et nous permet de nous développer aussi facilement que les pays plus avancés. Il est essentiel que nous fassions la promotion de ce secteur qui sera sans nul doute porteur de croissance au même titre que l’agriculture dans les années à venir.

C’est pour dire que tous les secteurs seront mis en avant au cours du Forum.

Je vous remercie.



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