3 ans de prison pour le président de l’Organisation Tchadienne des Droits Humains

3 ans de prison pour le président de l’Organisation Tchadienne des Droits Humains


(Agence Ecofin) – Arrêté en janvier 2020, Baradine Berdeï Targuio vient d’être condamné par la cour criminelle du Tchad, après un an de détention provisoire. La condamnation a suscité l’indignation de l’opposition et d’ONG nationales et internationales.

Trois ans de prison ferme et une amende pour atteinte à l’ordre constitutionnel. C’est la peine que la cour criminelle du Tchad a prononcé contre Baradine Berdeï Targuio, président de l’Organisation Tchadienne des Droits Humains. « Il est combatif. Il n’est nullement démonté. Nous lui avons fait comprendre que nous allons nous retrouver à nouveau devant le juge. Je crois qu’il est dans cet esprit-là » a déclaré Me Max Lalngar, de l’accusation.

Baradine Berdeï Targuio avait été arrêté à son domicile, le 24 janvier 2020. Au motif de cette arrestation, une publication postée sur son compte privé Facebook évoquant l’état de santé du président Idriss Déby. Le message publié en langue zagawa révélait que le président serait gravement malade et évacué en France pour des soins.

Depuis des appels ont été émis pour la libération de l’activiste tchadien à l’instar de celui lancé par Amnesty International. En exigeant des autorités tchadiennes la libération immédiate de Baradine Berdeï, l’ONG a fait savoir que cette déténtion constitue un acte en violation des droits de l’Homme. Egalement, des hommes politiques, à l’instar de Saleh Kebzabo, chef de file de l’opposition, ont contesté le verdict du tribunal, qualifié de « sanction politique injustifiée et anachronique ».

Au milieu des appels à libération et des contestations, les avocats de l’accusé eux restent confiants. Ils ont annoncé que leur client compte faire appel pour que l’affaire soit portée devant la cour suprême. En attendant la prochaine étape de ce marathon judiciaire, les autorités tchadiennes se disent déterminées à préserver le calme et la tranquillité alors que le pays prépare des élections prévues pour avril 2021.  

Vanessa Ngono Atangana





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