l’OMS met en place une commission pour enquêter sur des faits présumés d’abus sexuels commis par ses agents

l’OMS met en place une commission pour enquêter sur des faits présumés d’abus sexuels commis par ses agents


(Agence Ecofin) – L’OMS vient de nommer deux personnalités pour diriger une commission de sept membres, chargée d’enquêter sur des accusations d’exploitation et d’abus sexuels. Celles-ci concernent certains de ses agents déployés dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola en RDC.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé la création d’une commission pour enquêter sur des allégations d’exploitation et d’abus sexuels. C’est ce qu’a annoncé un communiqué de l’institution publié cette semaine.

Deux personnalités ont été à cet effet, nommées par le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus (photo), pour diriger la nouvelle Commission d’enquête indépendante. Il s’agit de l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Niger, Aïchatou Mindaoudou et l’activiste congolaise Julienne Lusenge, patronne de l’ONG Solidarité féminine pour la paix et le développement intégral (Sofepadi).

Elles dirigeront une équipe composée de cinq autres experts, qui sera chargée d’examiner les allégations d’exploitation et d’abus sexuels présumés commis lors de la riposte à la dixième épidémie d’Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri par des agents de l’OMS en République démocratique du Congo (RDC).

L’OMS avait déployé plusieurs agents dans les provinces du Nord-Kivu, de l’Ituri et du Sud-Kivu afin de vaincre Ebola qui a fait 2300 morts dans ces régions entre août 2018 et mi-juin 2020.

Dans une enquête menée par « The New Humanitarian » et la Fondation Thomson Reuters, 51 femmes ont accusé des travailleurs humanitaires d’exploitation et d’abus sexuels. Ces accusations ont choqué l’opinion publique mondiale, et l’OMS s’était dite « scandalisée » par ces allégations rappelant qu’elle a pour politique « de ne tolérer aucune forme d’exploitation et d’abus sexuels ».

« Le rôle de la Commission indépendante sera d’établir rapidement les faits, d’identifier et de soutenir les survivants, de s’assurer que tout abus en cours a cessé et de demander des comptes aux auteurs », indique le communiqué de l’OMS. Et d’ajouter : « les coprésidents choisiront les autres membres de la Commission qui sera soutenue par un secrétariat basé à l’OMS ».

Moutiou Adjibi Nourou





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