Des universitaires mettent en exergue les qualités du regretté Zoheir Ihaddaden  

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ALGER- Les participants à l’hommage rendu au regretté Zoheir Ihaddaden ont mis en exergue mercredi à Alger les qualités de ce moudjahid, homme de presse et une des plus grandes plumes qui ont ardemment défendu la cause algérienne et ont brillé en faveur de la presse et du journalisme en Algérie.

Sur initiative de l’association Mechaal E-chahid et du quotidien El Moudjahid, en coordination avec l’université d’Alger III, l’hommage rendu au moudjahid Zoheir Ihaddaden intervient en célébration de la Journée nationale de la presse, coïncidant au 22 octobre et la baptisation d’un amphithéâtre de cette université du nom de ce brillant auteur en guise de reconnaissance de ses efforts en faveur des métiers de la presse et de l’histoire de l’Algérie.

Invitée à cette occasion, la fille aînée du regretté, Wafa, a salué l’organisation de cet hommage, estimant qu’une telle initiative motiverait les générations montantes à s’imprégner du sérieux et de l’assiduité pour servir la patrie.

Les participants se sont accordés, eux, à témoigner que feu Ihaddaden constitue « un exemple à suivre aux yeux des étudiants et journalistes, pour avoir voué sa vie en faveur de la patrie », saluant par la même la modestie, la probité et le sens patriotique dont il faisait montre.

Pour sa part, le recteur de l’université d’Alger III, Mokhtar Mezrag a mis en valeur « les qualités de cet homme exemplaire en termes de militantisme, de dévouement, d’humilité et de savoir », affirmant que le défunt était à la fois « militant, moudjahid, penseur et auteur ».


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A la veille de la célébration de la Journée nationale de la presse, il convient de dire que feu Zoheir Ihaddaden est une véritable icone du journalisme, et une des plus grandes plumes qui ont défendu la cause nationale lors de la guerre de libération », a estimé le président de l’association Mechaal E-chahid, Mohamed Abed.

Entretenant une forte relation d’amitié avec le regretté, l’ancien cadre de la DGSN, Aïssa Kasmi dit avoir « appris de Zoheir, paix à son âme, la modestie qui culminait en dépit de la place scientifique éminente qu’il occupait et son parcours militant pour libérer le pays du joug colonial ».

Retraité depuis 1993, Zoheir Ihaddaden a continué à activer sur plusieurs fronts, notamment dans la presse, comptant d’ailleurs à son actif 10 publications et plusieurs contributions dans les journaux et revues, a-t-il témoigné, ajoutant que son ami avait, malgré cela, refusé les nombreux postes de responsabilité qui lui ont été proposés.

De son côté, le Recteur de l’Université d’Alger II, Said Boumaiza, a mis en avant « les qualités du défunt qui était un responsable compétent, un père aimant et un professeur concrétisant l’éthique professionnelle en tant que professeur universitaire et ce à travers la rigueur et l’intégrité », ajoutant qu’il était également un nationaliste du premier rang.

Pour sa part, le professeur Mohamed Sghir Benamar, l’un des étudiants du défunt, a souligné le rôle de feu Ihaddaden dans la création de l’Ecole supérieure de Journalisme (ESJ) à Alger en 1964 et la transformation du diplôme en journalisme en un diplôme en sciences de l’information.

Dr. Ahmed Hamdi, a fait savoir, quant à lui, que le défunt était un des fondateurs de la presse écrite en Algérie dans les années 1950, qualifiant ce dernier de « mémoire du journalisme algérien ».

Né en 1929 à Sidi Aich (Bejaia), feu Ihaddaden a rejoint le mouvement national en vue de défendre la cause nationale. Lors de la Glorieuse guerre de libération, le défunt a travaillé dans le quotidien El Moudjahid entre juin 1956 et le 19 mars 1962 où il occupait un poste au sein de l’équipe de rédaction de la version française du quotidien à Tétouan le 5 août 1957 puis en Tunisie en novembre 1957 aux côtés de feu Réda Malek.

Il était également l’un des médiateurs d’Abane Ramdane auprès des militants à l’université d’Alger en sus de contribuer à la création de l’Ecole nationale supérieure de Journalisme à Alger en 1964 et la formation de la première génération de journalistes algériens et de chercheurs universitaires.

Feu Ihaddaden a écrit plusieurs livres, notamment « histoire de la presse indigène en Algérie: des origines jusqu’en 1930 », « la presse écrite en Algérie de 1965 à 1982 » et « l’histoire décolonisée du Maghreb: l’Algérie de 1510 à 1962 ».

 

     

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