l’OMS ne juge pas nécessaires de nouveaux confinements généralisés en Europe

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Le port du masque est désormais obligatoire dans de nombreuses villes en France.

Alors que les petits Français, Belges et Russes reprennent le chemin de l’école, mardi 1er septembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que l’Europe peut vivre avec le Covid-19 sans vaccin et sans retour nécessaire à des confinements généralisés.

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« Le jour où nous vaincrons la pandémie ne sera pas nécessairement celui d’un vaccin. Il se produira lorsque nous aurons appris à vivre avec la pandémie », a déclaré le directeur pour l’Europe de l’OMS, Hans Kluge. Prié de dire s’il s’attendait à de nouveaux confinements généralisés dans les prochains mois, il a répondu : « Non ». « Je suis optimiste, a-t-il ajouté, mais nous ne pouvons pas exclure des confinements localisés. »

La pandémie a fait plus de 850 000 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles mardi 1er septembre.

  • Traitement : résultats non concluants pour Sanofi

Alors que la course au vaccin se poursuit à travers le monde, le laboratoire français Sanofi a annoncé mardi que l’essai clinique international de phase 3 (c’est-à-dire l’étape de tests massifs) visant à tester l’efficacité de son médicament Kevzara dans le traitement des formes sévères de Covid-19 n’avait pas donné de résultats concluants.

Cet essai a inclus 420 patients et a été mené en Argentine, au Brésil, au Canada, au Chili, en France, en Allemagne, en Israël, en Italie, au Japon, en Russie et en Espagne.

Pour l’heure, ni Sanofi ni le laboratoire américain Regeneron, qui a codéveloppé ce médicament, « ne prévoient la conduite d’autres études cliniques sur Kevzara dans le traitement du Covid-19 », précise le groupe français dans un communiqué.

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De son côté, la Commission européenne a annoncé lundi sa participation au dispositif mis en place par l’OMS pour faciliter l’accès des pays pauvres à un futur vaccin, en contribuant à hauteur de 400 millions d’euros sous forme de garanties.

Le Canada a quant à lui annoncé lundi avoir signé deux accords de principe avec les américains Novavax et Johnson & Johnson afin de s’assurer des dizaines de millions de doses de projets de vaccins en cas d’efficacité prouvée.

Les premiers vaccins pourraient être administrés en Autriche « dès le mois de janvier » 2021, a annoncé mardi le gouvernement autrichien. D’ici au début de l’année prochaine, Vienne espère recevoir 600 000 vaccins et prévoit d’immuniser, à partir de janvier, 300 000 personnes, prioritairement des professionnels de la santé et des auxiliaires de vie.

  • Dans une Europe masquée, les Suédois font cavalier seul

La Suède, qui a attiré l’attention avec sa stratégie moins stricte face au coronavirus, se retrouve à nouveau isolée dans sa lutte contre l’épidémie en continuant à bouder le masque. Alors qu’il est désormais obligatoire dans de nombreuses villes françaises, le port du masque est très rare dans les rues de Stockholm. Les autorités sanitaires suédoises insistent en revanche sur le respect de la distanciation physique et le lavage régulier des mains.

Contrairement aux dispositifs imposés dans le reste de l’Europe, la Suède n’a pas confiné sa population et a maintenu ouverts cafés, bars, restaurants et entreprises.

Le bilan est contestable : avec plus de 5 800 morts et 84 000 cas, la Suède est parmi les pays les plus touchés relativement à sa population. Mais, contrairement à de nombreux pays d’Europe qui connaissent une recrudescence des nouveaux cas depuis plusieurs semaines, les données pour la Suède sont en baisse depuis juin.

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  • Eclaircie en Océanie et en Algérie

L’Australie a recensé lundi, pour la première fois en deux mois, moins de 100 nouveaux cas contre plus de 700 au plus fort de la crise. Un chiffre qui permet d’espérer un reflux durable de la deuxième vague épidémique concentrée dans la région de Melbourne. En Nouvelle-Zélande, les écoles d’Auckland, la ville principale, ont rouvert après près de trois semaines de confinement, mais les rassemblements de plus de dix personnes restent interdits.

L’Algérie a décidé lundi, de son côté, d’assouplir les mesures de confinement, réduisant le nombre des préfectures soumises à un couvre-feu, et rouvrant crèches, librairies et musées, après une baisse des contaminations. Selon le ministère de la santé, près de 45 000 infections ont été recensées depuis la fin de février, dont 348 ces dernières vingt-quatre heures.

  • Etats-Unis, Inde et Brésil toujours durement touchés

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché par la pandémie en valeur absolue, avec plus de 183 000 morts. Le pays a franchi lundi le seuil des 6 millions de cas recensés d’infection.

Après les Etats-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec plus de 120 000 morts, et l’Inde où le bilan s’élève désormais à plus de 65 000 morts. Près de 70 000 nouveaux cas confirmés de contamination y ont été recensés ces dernières vingt-quatre heures, le plus faible bilan quotidien en six jours, selon les données officielles publiées mardi.

  • Le Pérou, le pays à la plus forte mortalité

Un système de santé précaire souffrant de sous-investissement, des familles pauvres, des logements surpeuplés : ce cocktail explosif a fait du Pérou le pays détenant le triste record mondial de mortalité due au coronavirus (près de 29 000 morts sur 33 millions d’habitants).

Avec 87 morts pour 100 000 habitants, selon des données établies par l’AFP à partir de chiffres officiels, le Pérou a dépassé la semaine dernière la Belgique (85), après que cette dernière a revu à la baisse le nombre de décès dus au Covid-19.

Pour le gouvernement, une des raisons de ce taux est le souci de « transparence » des autorités qui s’appuient sur un système de comptabilité parmi « les meilleurs » d’Amérique latine. Mais pour Farid Matuk, expert en statistiques, d’autres facteurs ont conduit à ce record, comme « le manque d’infrastructures, l’absence de l’Etat ou le manque d’ordre social ».

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  • A Hongkong, la campagne de dépistage plombée par la méfiance envers Pékin

Hongkong a lancé mardi une vaste campagne de dépistage du Covid-19, gratuit et sur la base du volontariat. Mais son succès est des plus incertains : l’implication d’entreprises et de médecins de Chine continentale alimente les craintes d’une vaste opération de collecte d’ADN, au moment où la ville vit une reprise en main musclée par Pékin.

Depuis l’ouverture des inscriptions, samedi, 510 000 personnes se sont inscrites pour être testées, soit 7 % de la population. Environ 10 000 personnes – dont des membres du gouvernement – ont été testées mardi matin. Des experts en santé publique ont affirmé qu’il faudrait que cinq millions d’habitants se fassent tester pour mettre au jour de façon efficace les chaînes de contamination qui n’ont pas été identifiées.

Le Monde avec AFP et Reuters

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