des séparatistes armés katangais tentent un coup de force sur Lumumbashi

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(Agence Ecofin) – Plusieurs centaines de miliciens séparatistes ont envahi hier (dans la nuit de vendredi à samedi), la cité minière de Lubumbashi, capitale économique de la République démocratique du Congo, faisant une vingtaine de morts.

Les assauts, réprimés et contrôlés au bout de plusieurs heures d’affrontement, visaient à déclarer la sécession de la Province du Kantaga (un vieux projet, qui date des indépendances du pays d’Afrique centrale).

Les affrontements ont fait une vingtaine de morts, dont deux policiers décapités. « Le bilan est de 16 assaillants neutralisés, plusieurs blessés et capturés », indique Philbert Kunda Milundu, ministre provincial de l’Intérieur du Haut-Katanga. «Deux policiers ont été décapités. Ils (les assaillants) ont aussi réussi à tuer un militaire », ajoute-t-il à cet effet.

Ces hommes armés étaient scindés en deux groupes de respectivement 300 et 100 personnes, dont certains se seraient notamment attaqués au siège régional de la télévision nationale RTNC.

Mais à présent, « La situation est sous contrôle. L’heure est présentement au nettoyage », selon Harce Kayumba, Porte-parole du gouvernement provincial du Haut-Katanga (AFP).

La deuxième attaque de l’année

Notons que ce n’est pas la première incursion de ce genre que subit cette capitale congolaise. Déjà en mars dernier, une faction s’était attaquée à la ville, avec le même mode opératoire : de petits groupes, équipés d’armes blanches (machettes et flèches) et quelques armes à feu, qui attaquent la ville par différents endroits en tentant d’arriver sur la place centrale, afin de hisser le drapeau des sécessionnistes (celui de de l’ex-république autoproclamée du Katanga).

Des témoins indiquent d’ailleurs que ces miliciens avaient réussi, cette fois-ci, à hisser le fameux drapeau, en plein centre de la cité, avant de se faire refouler.

Selon les informations locales, ces miliciens ont été identifiés comme des rebelles séparatistes de la milice Kata Katanga. Leur chef, Gédéon Kyungu Mutanda, avait pourtant « déposé les armes » en octobre 2016, lors d’une cérémonie officielle organisée en son honneur par les autorités congolaises. Mais certains de ses hommes, officiellement démobilisés et cantonnés à Lubumbashi, et attendant leur réinsertion à la vie civile, se disent abandonnés par les autorités.

Ayi Renaud Dossavi



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