Economie

une décentralisation dépend des prérogatives attribuées aux acteurs locaux


ALGER – Le développement rural est tributaire d’une décentralisation “progressive” et “graduelle” dans la prise de décision, impliquant l’octroi des prérogatives aux acteurs locaux en vue de développer des solutions et des projets territoriaux, a estimé dimanche un expert en agroéconomie.

S’exprimant sur les ondes de la Radio nationale, le Pr. Ali Daoudi, agroéconomiste et enseignant chercheur à l’école nationale supérieure d’agronomie (ENSA), a souligné que la décentralisation ne peut réussir sans la délégation de prérogatives aux acteurs locaux (élus locaux et associations représentant la société civile) afin qu’ils puissent prendre des décisions et contribuer ainsi au développement durable de chaque région du territoire.

“Il devient impératif de créer le cadre et l’architecture institutionnels qui permettent la décentralisation pour donner plus de prérogatives aux élus locaux qui sont proches des citoyens et connaissent à la fois les ressources du territoire et ses contraintes, ainsi que les besoins des citoyens”, a expliqué l’expert.

Le Pr. Daoudi a considéré dans ce contexte que l’Assemblée populaire communale (APC) était la cellule de développement local par excellence et qu’il faudrait créer au profit des élus locaux un cadre règlementaire afin qu’ils puissent développer des politiques de développement territorial.

Mais, il a relevé que cet objectif ne peut se concrétiser sans le développement de la fiscalité locale offrant ainsi aux acteurs locaux les moyens pour réaliser des projets sans attendre les allocations budgétaires de l’Etat.

“Il est nécessaire de donner des avantages fiscaux au niveau local dans le but de créer une attractivité dans ces territoires, car c’est en fonction de leur niveau d’attractivité (des avantages fiscaux) qu’un grand nombre d’investisseurs puissent être attirés dans ces régions”, a expliqué l’intervenant.

Il a souligné, dans le même cadre, que les investisseurs ne sont pas seulement attirer par les avantages fiscaux, mais également par le cadre de vie dans lequel ils évoluent, estimant que “ces territoires doivent être impérativement dotés d’infrastructures et développer un cadre de vie agréable pour les investissements”.

Tout en évoquant la réunion du Conseil du gouvernement qui doit avoir lieu mercredi et jeudi, le Pr. Daoudi a indiqué que “ça sera l’occasion d’engager un vrai débat sur ce sujet afin de construire une vision à long terme sur la question de la décentralisation qui devra se faire de manière graduelle, mais avec un cap clair et bien précis”.

Le Pr. Daoudi a affirmé que 62 % des communes que compte le pays sont de nature rurales et que 12 millions d’algériens vivent dans ces espaces.



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