Economie

sept africaines tech entreprises ont levé le plus de fonds en 2019

Près de 100 start-up africaines ont levé des capitaux en 2019, dont la majorité spécialisée dans la fin-Tech en Afrique anglophone.  Avec 1,24 milliard de dollars levés grâce à 97 investissements, 2019 a été une autre année extraordinaire pour les start-ups africaines, battant le record de 2018 de 1,16 milliard de dollars de capitaux levés.

L’Afrique anglophone a contribué de manière significative à ce succès, en levant 528 millions de dollars du total, selon les estimations de la banque d’investissement FT Partners Research.

En dessous les sept start-ups africaines qui ont mené les levées de capitaux les plus réussies en 2019, ce qui en fait celles à surveiller en 2020.

N-1 PalmPay – 40 millions de dollars

La société nigériane de paiements numériques PalmPay a attiré l’attention du principal fabricant chinois de téléphones mobiles Transsion et de deux autres acteurs du secteur, NetEase et Mediatek. En novembre dernier, les trois investisseurs ont injecté un total de 40 millions de dollars dans la société gérée par Greg Reeve, permettant ainsi à l’application PalmPay d’être préinstallée sur tous les téléphones mobiles Transsion, y compris ses marques Tecno, Infinix et iTel, représentant 20 millions de téléphones en 2020.

N-2 Retail Capital- 41,7 millions de dollars

En mars, Retail Capital, une société fin Tech sud-africaine fondée par Karl Westvig et qui fournit des solutions de financement aux petites et moyennes entreprises, a levé 41,7 millions de dollars lors d’un deuxième tour de financement dirigé par la société holding Crossfin Technology.

Cet investissement soutiendra principalement le développement de ses canaux de distribution. Sept mois plus tard, la start-up s’est associée au fournisseur de services de paiement local PayGate pour créer un service de fonds de roulement à court terme appelé Easy Advance. À ce jour, Retail Capital a soutenu 10 000 entreprises, principalement des restaurants et des détaillants.

N-3 Swvl – 42 millions de dollars

Prononcée «swivel», la start-up a été créée au Caire en 2017 par Mostafa Kandil, un trentenaire qui a décidé de quitter le monde de la tech. Alors qu’il travaillait en tant que chef des opérations chez Rocket Internet, il a lancé Careem dans plusieurs villes d’Égypte et du Pakistan, ainsi qu’à Istanbul.

Le projet l’a inspiré à créer son propre service de transport public en bus privé, Swvl. La société a levé 42 millions de dollars en juin lors d’un troisième tour de table mené par le suédois VC Vostok Ventures et la société basée à Dubaï BECO Capital. Désormais avec une valorisation avoisinant les 100 millions de dollars, la start-up souhaite se développer ailleurs en Afrique. Déjà présente à Nairobi, au Kenya, Swvl a lancé ses opérations à Lagos, au Nigéria en juillet.

N-4 BBOXX – 81 millions de dollars

La start-up britannique BBOXX a réalisé non pas une, mais deux rondes de financement cette année, levant 31 millions de dollars en janvier et 50 millions de dollars en août.

Implantée au Rwanda, au Kenya, en RDC et au Togo, filiale dans laquelle le français EDF détient une participation de 50%, BBOXX, cofondée par Mansoor Hamayun, Christopher Baker-Brian et Laurent Van Houcke, utilisera ce capital nouvellement levé pour fournir de l’électricité à 10 millions d’Africains d’ici 2022 grâce à ses solutions d’énergie solaire hors réseau.

N-5 Andela – 100 millions de dollars

Le quatrième cycle de financement pour Andela, une société américaine basée à Lagos spécialisée dans le recrutement, la formation et le placement de développeurs de logiciels africains pour le compte de grandes entreprises technologiques internationales, a été dirigé par Generation Investment Management, une société d’investissement cofondée et présidée par l’ancien Vice-président américain Al Gore.

Andela a levé 100 millions de dollars en janvier 2019 avant de faire une annonce neuf mois plus tard au sujet d’un changement stratégique dans son modèle commercial, qui a poussé l’entreprise à laisser partir des centaines de développeurs nigérians, ougandais et kenyans, malgré le fait qu’elle avait généré 50 millions de dollars en revenu.

N-6 OPay – 170 millions de dollars

Après s’être associée au fournisseur de navigateurs norvégien Opera Limited, que le milliardaire chinois Yahui Zhou a acquis en 2016, la plate-forme nigériane de paiement et de services mobiles OPay a attiré plusieurs investisseurs chinois en juin et novembre. Les deux cycles de financement successifs ont permis de recueillir respectivement 50 millions de dollars et 120 millions de dollars.

Outre Opera Limited, les investisseurs d’OPay comprenaient IDG Capital, Sequoia Capital China, Source Code Capital, GSR Ventures, Meituan-Dianping, GaoRong Capital, SoftBank Ventures Asia, Bertelsmann Asia Investments (BAI) et Redpoint China. Les fonds levés contribueront à renforcer l’ambition de la société de lancer des opérations au Ghana, au Kenya et en Afrique du Sud.

N-7 Interswitch – 200 millions de dollars

Interswitch est devenu membre du club des licornes d’Afrique – une désignation réservée aux start-ups d’une valeur de 1 milliard de dollars – en novembre après que la société américaine Visa a investi 200 millions de dollars dans l’entreprise.

Fondée à Lagos en 2002 par Mitchell Elegbe, la société de paiement numérique, qui donne accès à 17000 guichets automatiques nigérians et traite plus de 500 millions de transactions par mois, devrait lancer une introduction en bourse à London Stock Exchange début 2020 et continuer d’étendre sa présence sur le continent.

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