Contribution

Oui l’Algérie est la 1ère puissance economique du Maghreb

L’autre axe de la campagne de déstabilisation que j’ai évoqué dans la première partie de ma contribution est d’essayer de diffuser l’information selon laquelle l’économie Algérienne est titubante alors que l’économie marocaine est florissante. Loin de moi l’idée de vouloir dire que l’Algérie a réalisé tout son potentiel, il nous reste beaucoup de grandes réformes à entreprendre, mais vouloir faire penser que l’économie de nos voisins se porte mieux est un mensonge à révéler.

L’objectif ici n’est pas d’entrer dans une compétition puérile de qui a la meilleure économie, l’objectif est de couper court aux tentatives de désinformation.

Pour étayer mes propos je me fonde sur quatre indicateurs universellement reconnus pour mesurer les fondamentaux d’une Economie.

Tout d’abord le PIB. L’Algérie est la quatrième puissance économique d’Afrique (et parfois la 3eme). Le graph ci-dessous montre la comparaison entre les PIB algérien et marocain (qui ont des populations de tailles comparables).

Source : Banque mondiale

Le Produit Intérieur Brut est le principal outil pour mesurer la productivité d’un pays et ici l’on voit que l’Algérie produit presque 50% de plus que son voisin. Certains évoqueront « l’effet pétrole », mais même corrigé de la production pétrolière, le PIB algérien reste supérieur.

Le second indicateur mondialement surveillé est le taux d’endettement extérieur. L’Algérie n’a quasiment aucune dette extérieure à l’heure actuelle contrairement au Maroc dont la dette extérieure dépasse les 32% du PIB et qui progresse régulièrement.

Source : FMI

Le 3eme indicateur que j’ai retenu est celui de l’Indice de Développement humain du PNUD (ONU). L’Algérie y est classé comme le troisième pays africain (avec un niveau jugé très élevé) après Seychelles et Maurice, alors que le Maroc est dixième du classement.

Source : PNUD

Le dernier indicateur, qui est à classer dans la même catégorie que l’IDH et qui mesure le développement, est celui de l’alphabétisation où l’Algérie atteint un taux de 80% contre 69% pour le Maroc (source CIA world factbook).

Le 29 juillet à l’occasion de la fête du trône, et comme à l’accoutumé, le roi du Maroc a donné un discours (qui ressemblait étrangement à celui du Président algérien donné quelques jours plus tôt) qui laissait penser que l’économie marocaine se portait bien, contrairement à ce que relève une note alarmiste de la Banque Mondiale qui date de la mi-juillet qui prévoit une récession de 4% en 2020.

Mon but n’est pas de relever les failles économiques du Maroc, l’Algérie aurait tout à gagner d’avoir un voisin développé, mais c’est plutôt de rétablir une vérité et de revenir aux fondamentaux pour contrer les tentatives de désinformation au sujet de l’Algérie.

Cependant l’enseignement à retenir de ces attaques répétées contre notre image est peut-être que notre relative absence de promotion (au sens « marketing ») de notre economie laisse penser certains qu’il est possible de construire de fausses histoires sur notre position.

Nous avons encore de nombreux défis pour améliorer le climat des affaires, la gouvernance de projets, l’attractivité, mais si nous souhaitons les relever nous devons être conscients de nos atouts et ne pas nous laisser embarquer dans des campagnes visant à saper notre moral.

Salim M.

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