le GNA accuse la Russie d’avoir acheminé récemment des « mercenaires » et du matériel au maréchal Haftar

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(Agence Ecofin) – Le GNA en Libye a accusé dimanche 2 août la Russie d’avoir acheminé des « mercenaires » et du matériel militaire aux troupes du maréchal Khalifa Haftar via un pont aérien. En face, l’ANL accuse la Turquie d’en faire autant, transformant progressivement le pays en une vaste poudrière.

Le Gouvernement d’union nationale (GNA) en Libye a accusé dimanche 2 août la Russie d’avoir acheminé récemment des « mercenaires » et du matériel militaire aux troupes de l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, via un pont aérien entre la Syrie et plusieurs villes du pays.

« L’appui de la Russie à ce rebelle et à ses forces [en référence à Haftar et au LNA] se poursuit, et nous avons observé samedi, l’arrivée de 5 avions-cargo militaires russes chargés de matériel et d’équipements à Syrte (nord) et à Al-Jofra (centre) », a déclaré le général Abdul Hadi Dara, porte-parole de la salle des opérations du GNA pour la libération de Syrte et Al-Jofra, relayé par la chaîne satellitaire privée libyenne Febrayer.

Ajoutant avoir « également observé samedi, l’arrivée de deux vols russes à l’aéroport de Benghazi en provenance de Syrie ainsi que deux autres vols russes à l’aéroport international d’Al-Abraq (côte est du pays), vendredi […] Tous ces avions-cargo russes transportaient des mercenaires et du matériel vers la région orientale et le territoire libyen ».

De son côté, l’ANL a déclaré le 25 juillet que des mercenaires syriens transportés par la Turquie étaient transformés en force de police par le ministère de l’Intérieur affilié au Gouvernement d’accord national (GNA) basé à Tripoli.

Début juillet, le porte-parole de l’ANL, Ahmed al-Mesmari, a soutenu que la Turquie avait transporté en Libye 25 000 mercenaires. Il s’agit notamment de 17 000 militants syriens, 2500 Tunisiens qui ont combattu dans les rangs de l’Etat islamique (EI) à Idlib et Alep, et d’autres nationalités, dont des Soudanais.

La Turquie a également envoyé 2500 à 3000 officiers et experts militaires pour co-commander les salles d’opération des troupes du GNA et piloter des drones depuis la base aérienne Mitiga de Tripoli. Pour le comité du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, le pays est en train de devenir un grand marché d’armes à la suite des violations de l’embargo.

Appuyé par la Turquie, le GNA semble malgré tout décidé à reprendre les villes de Syrte et Al-Jofra aux mains de l’ANL. Une tentative que le président égyptien, Abdel Fatah al-Sissi, a qualifiée de « ligne rouge » à ne pas franchir.

Borgia Kobri

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