désigné par son parti pour briguer un 3e mandat, Alpha Condé s’abstient pour le moment de se prononcer

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(Agence Ecofin) – En Guinée, le président sortant, Alpha Condé, a été désigné à l’issue d’une convention du parti au pouvoir pour briguer un troisième mandat à la tête du pays. Une sollicitation dont il a « pris note » sans pour autant l’accepter clairement pour le moment.

Le président sortant de la Guinée, Alpha Condé (photo), a été désigné par les délégués du parti au pouvoir (RPG Arc-en-ciel) pour briguer un troisième mandat lors de la prochaine élection présidentielle qui devrait se tenir en octobre. Cette désignation a eu lieu à l’issue de la convention nationale du parti tenue les 5 et 6 août à Conakry.

« Il ressort des interventions un plaidoyer en direction du président Alpha Condé pour qu’il veuille bien accepter la volonté du peuple d’être le candidat unique du RPG à l’élection présidentielle », a déclaré la députée en charge de la synthèse des travaux de la convention, Diakagbé Kaba.

Plus tôt cette semaine, c’est la Coalition démocratique pour le changement dans la continuité (CODECC) réunissant des partis politiques alliés au RPG Arc-en-ciel qui a proposé la candidature du président sortant pour un nouveau mandat.

Lors de son allocution à la clôture de cette convention, le président Alpha Condé, âgé de 82 ans et au pouvoir depuis 2010, s’est abstenu pour le moment d’accepter officiellement cette sollicitation. « Aujourd’hui, vous avez tous parlé, alliés, partis et autres, je prends note », a-t-il déclaré.

Selon les dispositions de la Constitution guinéenne, le nombre de mandats présidentiels est limité à deux. Mais d’après les partisans du président sortant, l’adoption en mars dernier d’une nouvelle Loi fondamentale lors d’un référendum boycotté par l’opposition remet les compteurs à zéro, lui permettant de briguer un autre mandat de cinq ans renouvelable une fois.

Soupçonnant depuis des mois le président sortant Alpha Condé de vouloir briguer un troisième mandat, les principaux partis d’opposition et des organisations de la société civile regroupés au sein du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ont organisé en octobre 2019, une série de manifestations qui se sont soldées par des dizaines de morts parmi les manifestants.

Borgia Kobri



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