des discussions pour résoudre le problème du flux de trésorerie de Sonatrach

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ALGER- Le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, a relevé, mardi à Alger, l’existence de discussions avec le ministère des finances visant à trouver des solutions à même d’aider la Compagnie Sonatrach a surmonter le problème de flux de trésorerie qu’elle subit.

Ces discussions portent sur la possibilité de rééchelonner les impôts d’une part et récupérer les montants résultant des écarts de coûts supportés par la compagnie en matière de dessalement de l’eau de mer et de carburant, a fait savoir M. Attar dans une déclaration à la presse en marge de la Conférence nationale sur le Plan de relance pour une nouvelle économie.

Selon le ministre, la compagnie Sonatrach ne souffre nullement d’un déficit budgétaire mais la chute vertigineuse des prix pétroliers en plus de ses besoins financiers importants notamment ceux liés à ses projets d’investissements ont conduit à une situation financière difficile marquée par le faible flux de trésorerie.

Interrogé sur l’achat de la raffinerie d’Augusta (Italie) par Sonatrach en 2018, M. Attar a affirmé que la compagnie devra examiner cette question, ajoutant qu’elle conservera cette structure si elle s’avère être utile dans cet investissement comme elle pourrait être vendue dans le cas contraire.

« Augusta est actuellement une propriété de Sonatrach. Nous essayerons d’exploiter cette raffinerie en cas de besoin », a-t-il assuré, soulignant que « le dossier de l’achat de cette structure est actuellement entre les mains de la justice ».

De manière générale, Sonatrach pourra recourir à la restructuration de ses activités de manière « objective », en se focalisant sur sa principale mission, à savoir: l’exploration, la production, le transport, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures.

« Cela pourrait inclure l’octroi de l’autonomie à la société Tassili Airlines activant dans le domaine du transport aérien », a indiqué le ministre en réponse à une question sur la possibilité pour Sonatrach de se dégager de cette filiale.

Dans le même contexte, M. Attar a évoqué les auditions ordonnées par le président de la République concernant la gestion des entreprises publiques en charge de l’énergie, initiées par l’Inspection générale des Finances (IGF), ajoutant que « des mesures appropriées seront prises dès la publication des résultats ».S’agissant de la capacité du secteur à remplir ses obligations en matière d’autosuffisance en carburant, le ministre a souligné que cela se concrétisera d’ici le début de 2020 en ce qui concerne l’essence, et jusqu’à la fin de cette année pour ce qui est du diesel.

« Les orientations du Président sont claires et il n’y a pas de problème dans leur mise en œuvre. Quant à l’essence, il n’y aura, d’ici début 2021, que celle produite dans nos raffineries nationales », a déclaré le ministre.

Cela coïncidera avec la mise en œuvre d’un plan à dévoiler avant la fin de l’année en cours concernant la gestion du carburant, a ajouté l’interlocuteur.Le plan comprend l’abaissement de l’indice d’octane de l’essence et l’utilisation du colorant pour le diesel afin de lutter contre la fraude.

En ce qui concerne l’exportation du gaz naturel algérien, le ministre a admis qu’il y avait une très rude concurrence sur les marchés internationaux, y compris les répercussions de la crise du Coronavirus sur la demande, ce qui « a contraint Sonatrach à négocier avec ses clients dans le but de réduire les contrats et les prix ».Cependant, souligne M. Attar, les nouveaux prix garantissent une couverture du coût de production avec une marge bénéficiaire acceptable, malgré sa réduction significative. 

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