Culture

“Black is King”, l’ode au peuple noir de la reine Beyoncé



La star américaine a sorti vendredi 31 juillet l’album visuel Black is King, version contemporaine de l’histoire du Roi Lion où l’on suit les pérégrinations d’un Simba humain. Pour la presse, avec ce “festin visuel”, “Queen Bey” met en avant la fierté et le pouvoir créatif de la diaspora africaine.

Un an après la sortie de l’album The Lion King : The Gift, Beyoncé, qui prêtait sa voix à Nala dans la nouvelle version en prises de vue réelles du film d’animation Le Roi Lion, a lancé vendredi 31 juillet, sur la plateforme Disney +, son magnifique complément visuel intitulé Black is King, “où elle célèbre le peuple noir et les cultures africaines”, rapporte le quotidien canadien Le Devoir.

Pour le Guardian, cela valait la peine d’attendre : “décrire Black Is King comme un simple album visuel, est un euphémisme – c’est un film en soi”. L’œuvre, version contemporaine de l’histoire du Roi Lion, a pour cadre plusieurs pays et trois continents. On y suit le voyage d’un Simba humain avec Beyoncé comme “narratrice et guide éthérée”.

Le film utilise des extraits sonores du Roi Lion et tous les protagonistes du film sont recréés comme personnages réels “avec plus de personnalité et de substance” selon le quotidien britannique : les hyènes sont par exemple un gang de motards diaboliques.

Tourné à New York, en Afrique du Sud, en Afrique de l’Ouest, à Londres, à Los Angeles et en Belgique, Black is King “ne lésine pas sur les moyens pour en mettre plein la vue”, assure Le Devoir :

D’une mise en scène ample et fluide, où les drones immortalisent tantôt la majesté du désert, tantôt la splendeur des paysages côtiers, porté par les mots de la poétesse britanno-somalienne Warsan Shire, le long-métrage musical se veut une ode au berceau de l’humanité sous toutes ses formes.”

“Beauté et richesse de la négritude”

Pour The Guardian, Black Is King parle “de la beauté et de la richesse de la négritude” et offre des styles de production variés : parfois minimes, avec Beyoncé chantant dans de grands espaces sur des chansons comme Bigger ; d’autres séquences sont fortes et colorées, avec des images vibrantes et des danseurs sur My Power.

Black Is King “est un festin visuel”, ajoute le quotidien britannique ;

Sur “Already” [voir la vidéo ci-dessous], on voit les danseurs faire la fête sous le drapeau panafricain rouge, noir et vert conçu par Marcus Garvey : une déclaration vraiment sans équivoque de l’unité des Noirs à une époque où le monde semble [les] avoir oubliés.”

Video of agCgvFTJeRs

Mère, patronne, clubbeuse, motarde, reine : “Beyoncé est incontestablement la star de Black Is King”, note Jon Pareles, critique du New York Times. Mais elle partage l’écran avec des artistes africains que ses fans connaissent peut-être moins, comme la Sud-Africaine Busiswa, le Camerounais Salatiel et les Nigérians Yemi Alade, Tekno et Mr Eazi. Pour Pareles, “elle affiche incontestablement sa solidarité panafricaine”.

Bref, avec Black is King, celle qu’on surnomme “Queen Bey” “assume totalement sa souveraineté et incite le peuple noir à réclamer la sienne”, affirme Le Devoir. Selon le quotidien québécois, deux mois après le meurtre de l’Afro-Américain George Floyd par un policier blanc à Minneapolis, le message de l’artiste “prend tout son sens”.

Nicolas Coisplet





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