L’industrie de la santé brésilienne s’intéresse au marché algérien |

L’industrie de la santé brésilienne s’intéresse au marché algérien |

33 0

Le jugeant grand et relativement libre de concurrence

L’industrie de la santé brésilienne s’intéresse au marché algérien

26 juillet 2020 à 9 h 47 min

L’Association brésilienne des fabricants de dispositifs médicaux et dentaires (ABIMO) a organisé, jeudi dernier, un webinaire sur les opportunités d’investissement en Algérie et au Maroc.

Le marché algérien intéresse l’industrie de la santé brésilienne, notamment le segment des produits médico-hospitaliers. L’Association brésilienne des fabricants de dispositifs médicaux et dentaires (ABIMO) a organisé, jeudi dernier, en coordination avec l’agence brésilienne de promotion du commerce, un webinaire sur les opportunités d’investissement en Algérie et au Maroc pour les industriels brésiliens, rapporte l’agence BrazilArab News agency.

«L’Algérie est un grand marché avec un système de santé publique similaire au Système unique de santé (SUS) brésilien, et il n’y a pas beaucoup de concurrence, car l’accès est difficile et la production nationale est à petite échelle», souligne Rafael Cavalcante, coordinateur d’Abimo Market Access.

Ceci, et de noter que les défis qui peuvent se présenter aux investisseurs comprennent la bureaucratie, l’homologation et les exigences de certification internationale. «Cela pourrait être un problème pour les entreprises dont les produits ne sont pas certifiés comme exigé…Mais une fois que l’entreprise pourra surmonter ces problèmes, elle trouvera un grand marché relativement libre de concurrence», précise-t-il.

Et d’ajouter que le pays passe par une période difficile marquée par la diminution des revenus pétroliers et son économie reste largement dépendante du pétrole et du gaz. «Cela doit être considéré comme une opportunité, car l’Algérie a besoin de diversifier son économie en trouvant d’autres sources de revenus et en explorant d’autres possibilités commerciales.

Cela signifie que le marché aura tendance à devenir de plus en plus ouvert dans les années à venir», estime M. Cavalcante. Il citera entre atouts du marché algérien la pertinence croissante des acteurs du secteur privé sur le marché de la santé en Algérie. «Pénétrer un marché comme l’Algérie demande de la planification et de la patience, mais une fois qu’un exportateur parvient enfin à y entrer, cela peut être une expérience très enrichissante», conseille-t-il.

Faisant une étude comparative entre le marché algérien et marocain, Abimo et Apex-Brasil indiquent que le Maroc est un marché favorable aux entreprises avec une classe moyenne en croissance, de faibles exigences de certification internationale et un profil attrayant pour les fournisseurs brésiliens.

«Les défis ici incluent la concurrence féroce d’autres exportateurs et les problèmes d’enregistrement qui nécessitent une attention particulière. Contrairement à l’Algérie, il s’agit d’un marché beaucoup plus laxiste, et il n’y a pas beaucoup de concurrence locale de la part des fabricants d’appareils de santé».

Le grand défi au Maroc, note l’étude, c’est la concurrence étrangère surtout européenne. Les pays arabes importent pour 16 milliards de dollars de produits médicaux avec pour principaux fournisseurs, la Chine, les Etats-Unis, et l’Allemagne. L’Algérie et le Maroc, qui font partie du Top 5 des pays arabes plus grands importateurs de produits de la santé, sont aussi clients du Brésil. 



Related Post

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.