les citoyens vont contribuer à l’élaboration de la stratégie nationale

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ALGER- Les citoyens vont apporter leur contribution à l’élaboration de l’avant-projet de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption, a indiqué mardi à Alger, le président de l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLC), Tarek Kour.

« Nous allons permettre aux citoyens, via notre site web, de contribuer à l’élaboration de l’avant-projet de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption en prenant en compte leurs avis, leurs remarques et leurs recommandations », a expliqué M. Kour à l’issue d’une session de consultations techniques internationales liées à l’élaboration de cette stratégie.

Précisant que les consultations nationales et internationales sur le sujet sont arrivées à terme et que l’avant-projet est dans « sa phase finale », le responsable a souligné que son organe a décidé « d’ouvrir la voie à tous les citoyens, sans exceptions, d’y participer également à l’élaboration de cette stratégie ».

M.Kour a, par ailleurs, souligné l’existence de la volonté politique d’élaborer cette stratégie nationale dans la dynamique d’une « Algérie nouvelle sans corruption », rappelant les déclarations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui insistent sur « la lutte contre l’argent sale ».

Dans ce sens, il a expliqué que « cette stratégie est celle de l’Etat algérien et œuvre essentiellement, avec la participation de tous les acteurs nationaux, pour la préservation des deniers publics et le rejet de toute forme de corruption dans le respect des droits et libertés des citoyens », ajoutant que « sa réussite est conditionnée par la volonté de tout un chacun pour endiguer ce phénomène dévastateur ».

Pour sa part, la représentante résidente du programme des nations unies pour le développement en Algérie (PNUD), Blerta Aliko, a salué les efforts de l’ONPLC dans l’élaboration de cette stratégie, en affichant la disponibilité du PNUD dans l’accompagnement de l’élaboration ou la mise en œuvre de cette stratégie.

« Le PNUD s’engage aux côtés de l’Algérie dans cet important projet, tant pour apporter l’expertise voulue et recherchée, mais également pour valoriser les avancées de l’Algérie à l’international, dans ce domaine », a indiqué Mme Aliko.

La responsable a souligné qu’à travers ces consultations internationales, « l’ONPLC a pu faire connaitre aux représentants nationaux, ainsi qu’aux principales organisations internationales, la démarche adoptée par l’Algérie, basée sur l’approche participative, inclusive et intégrée ».

A souligner que cette consultation internationale a été scindée en deux sessions, dont la première, s’est déroulée jeudi passé, et a été consacrée à la présentation générale du contexte algérien et du processus suivi pour l’élaboration de la nouvelle stratégie, tandis que la seconde, tenue aujourd’hui, a été dédiée au débat approfondi ayant abouti à des recommandations.

En plus de la présence des principaux acteurs nationaux, cette consultation technique internationale, organisée en partenariat avec le PNUD, s’est déroulée avec la participation, par visio-conférence, d’experts et représentants de plusieurs organisations internationales spécialisées dans la thématique de l’anticorruption.


Lire aussi: Lutte contre la corruption : l’avant-projet de la stratégie nationale bientôt soumis aux autorités


Parmi les principales recommandations des experts internationaux, figure l’élaboration d’un mécanisme de suivi et d’évaluation pour suivre les progrès de la mise en œuvre de la stratégie avec des objectifs annuels, ainsi que l’installation d’un comité national chargé d’assurer la mise en œuvre des actions au niveau des secteurs.

Les experts ont aussi insisté sur la nécessité de l’allocation des ressources humaines suffisantes avec une spécialisation et une expertise en matière de lutte contre la corruption, ainsi que la mobilisation des ressources financières nécessaires pour la mise en œuvre de cette stratégie.

La mise en place de mécanismes de coopération et de communication efficaces entre les organes de prévention contre la corruption, ainsi que la promotion d’une dynamique anti-corruption permettant la garantie des droits de l’homme, ont également été recommandées par les experts.

Fixer les priorités, ainsi que les objectifs à court, moyen et long terme, tout en dotant l’ONPLC d’un personnel et d’un financement suffisant en tant qu’institution clé pour lutter contre la corruption et mener à bien son rôle de promotion des principes de l’Etat de droit, reflétant l’intégrité, la transparence et la responsabilité dans la gestion des biens et des deniers publics, étaient aussi parmi les recommandations phares évoquées lors des débats de cette consultation technique internationale.

A noter que l’ONPLC prévoit l’entrée en vigueur de cette stratégie dès l’entame de l’année prochaine, selon son président, conformément au plan 2021-2025, élaboré par cet organe pour la mise en œuvre de cette stratégie nationale.

Après approbation des autorités publiques, l’avant-projet sera confié à une commission qui sera chargée de la rédaction de la version finale de cette stratégie, a-t-il expliqué, précisant que celle-ci « devrait être dévoilée en décembre prochain », soit à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption, célébrée le 9 décembre.

Pour rappel, l’Algérie, qui compte parmi les premiers Etats signataires de la convention des Nations-Unies contre la corruption en 2004, traduite par la loi relative à la prévention et la lutte contre la corruption en 2006, est engagée aujourd’hui dans un processus de formulation de sa première stratégie nationale de lutte contre la corruption.

L’article 20 de la loi algérienne relative à la prévention et la lutte contre la corruption stipule que l’ONPLC a pour mission de « proposer une politique globale de prévention de la corruption, consacrant les principes d’Etat de droit et reflétant l’intégrité, la transparence, ainsi que la responsabilité dans la gestion des affaires publiques et des biens publics ».

Cette mission fut consacrée à travers l’article 203 de la révision de la constitution de 2016. L’élaboration de la stratégie a été lancée peu de temps après la nomination du nouveau président de l’Organe, en mai 2019.

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