La région Centre enregistre une hausse de nouveaux cas |

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Rebond des contaminations depuis un mois

La région Centre enregistre une hausse de nouveaux cas

19 juillet 2020 à 10 h 05 min

Le taux de contaminations par le Sars-Cov-2 enregistre une hausse depuis près d’un mois dans la moitié des wilayas du pays. En une semaine, le nombre de cas de Covid-19 confirmés par RT/PCR a atteint 22 549 et 100 décès, selon les statistiques du ministère de la Santé, de la Population de la Réforme hospitalière.

Les chiffres officiels font douter beaucoup de professionnels de santé, qui estiment le nombre de cas deux, voire trois fois plus que ce qui est déclaré.

Le nombre de décès est plus élevé, mais «comme les résultats des PCR tardent à arriver, des décès ne sont pas comptabilisés et c’est parfois pareil pour les cas probables diagnostiqués sur la base du tableau clinique et du scanner», nous confient les spécialistes, qui déplorent l’absence de dépistage pour identifier plus de cas infectés autour des cas confirmés.

Le épidémiologistes font ainsi face à un manque de données importantes pour l’analyse de la situation épidémiologique et prévoir les mesures à prendre pour une meilleure maîtrise de l’épidémie.

Aujourd’hui, personne n’est en mesure de répondre à la question relative au taux exact de contamination ou de reproduction qui permet de dire combien de personne en moyenne sont infectées par une personne contaminée par ce virus.

S’il est supérieur à 1, un malade contaminera plus d’une personne et l’épidémie va progresser. S’il est inférieur à 1, les malades contaminent moins de personnes et l’épidémie régresse, voire disparaît.

C’est à partir de cet indicateur que le confinement a été préconisé et levé par la suite. «Nous n’avons pas toutes les données nécessaires, en l’occurrence le nombre de personnes infectées et le nombre exact des décès par Covid. Normalement, en cette période épidémique, il n’est plus question d’attendre les résultats de la PCR.

Il est clair que si le malade a été admis à l’hôpital sur la base d’un tableau clinique et d’autres examens biologiques, il doit être automatiquement déclaré Covid-19 et comptabilisé en tant que tel dans le cas où il décède», nous explique un épidémiologiste tout en déplorant le manque de clarté dans toutes les statistiques communiquées actuellement.

Il est clair que depuis le mois de juin, soit depuis un mois, une hausse du nombre hebdomadaire de nouveaux cas pour toutes les régions sanitaires est enregistré.

Le bulletin de l’Institut national de santé publique (INSP) du 11 juillet signale qu’au 10 juillet, la région Centre reste dominante en termes de nombre de cas cumulés avec 7184 cas, suivie de l’Est avec 5303 cas, de l’Ouest (3057) et du Sud (2698).

«La région Centre représente 39,4% de la totalité des cas cumulés PCR+ à l’échelle nationale, suivie de la région Est (29,1%)», est-il signalé. Et d’ajouter : «On note une hausse des hospitalisations entre le 3 et le 10 juillet pour la majorité des régions sanitaires, à l’exception de l’Est.

Cette augmentation est de 9,2% à l’échelle nationale (9704).» En termes de mortalité, l’INSP précise que sur la base de statiques du ministère de la Santé, au 11 juillet où le nombre de décès cumulés PCR+ a dépassé le millier, «le taux national de mortalité est de 2,36 décès pour 100 000 habitants, soit un accroissement de 6,3%», signale l’équipe de l’INSP.

Et de préciser que «les plus forts accroissements sont observés dans les régions sanitaires Est et Sud, avec une augmentation respectivement de 9,7% et de 8,1%.

Les régions Ouest et Centre enregistrent, quant à elles, des taux de 4,8% et 3,8%. La courbe du taux de mortalité progresse avec une augmentation quotidienne très faible. A l’échelle nationale, ce taux est de 2,36 pour 100 000 habitants au 11 juillet».

L’INSP signale qu’au cours de la dernière semaine, les nouveaux décès proviennent en premier de la région Est, puis du Centre. «La part des décès de la région Centre diminue, alors que celle des régions Est et Sud augmente, témoignant d’une circulation active et importante du coronavirus dans ces territoires», est-il précisé.

En attendant de quantifier le nombre réel des personnes infectées et des décès, les scientifiques recommandent le respect des mesures barrières et éviter tout regroupement qui pourrait être à l’origine d’un nouveau rebond de l’épidémie aux conséquences graves, comme le rituel sacrifice de l’Aïd El Adha.

Le collectif des professeurs en sciences médicales met en garde : «Le risque d’aggravation de la propagation du virus est trop grand dans ce contexte de crise sanitaire ravageuse.»

«Ne devrions-nous pas plutôt faire de cette journée un moment fort de recueillement pour nous incliner devant la mémoire de toutes les victimes de cette pandémie et rendre hommage au sacrifice de notre personnel soignant, tombé sur le champ de bataille d’une guerre dont on ne voit pas la fin», lancent-ils dans une déclaration rendue publique hier.



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