En Algérie, deux militants du Hirak condamnés à six mois de prison

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A Paris, le 5 juillet 2020, manifestation de soutien au mouvement du Hirak en Algérie, interdit de rassemblement en raison de l’épidémie de nouveau coronavirus.

La justice algérienne a condamné, mercredi 22 juillet, à six mois de prison, dont trois mois avec sursis, deux militants du Hirak, le mouvement populaire antirégime, placés en détention provisoire depuis le 5 mai, a indiqué l’un de leurs avocats à l’AFP.

Ahmed Sidi Moussa, 49 ans, et Yasser Kadiri, 26 ans, « ont été condamnés à trois mois de prison ferme et trois mois avec sursis. Ils vont sortir la semaine prochaine », a indiqué Me Mustapha Bouchachi à l’AFP. Le procureur avait requis dix ans de prison pour chacun d’eux.

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Les deux hommes étaient jugés devant le tribunal de Timimoun, dans le centre du pays, pour « atteinte à la personne du président de la République », « atteinte à l’intégrité du territoire » et « publication de tracts de nature à nuire à l’intérêt national ».

« Nous sommes contents qu’ils rentrent chez eux, mais nous considérons qu’ils n’ont pas touché à l’intégrité nationale », a ajouté Me Bouchachi, indiquant qu’ils comptaient faire appel.

Ils ont été jugés sur la base d’un nouveau Code pénal adopté en avril et dénoncé par les militants des droits humains, craignant une ingérence de l’Etat dans le droit à la liberté d’expression.

Rassemblements publics interdits

La pandémie de nouveau coronavirus n’empêche pas les autorités algériennes de poursuivre et de condamner militants du Hirak, opposants politiques, journalistes et internautes.

Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), près de soixante prisonniers d’opinion sont actuellement derrière les barreaux, la plupart pour des publications sur Facebook.

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Né en février 2019 d’un immense ras-le-bol des Algériens, le Hirak a ébranlé le régime, causant notamment la démission du président Abdelaziz Bouteflika, jusqu’à la suspension des manifestations hebdomadaires en raison de la crise sanitaire.

Tout rassemblement public est strictement interdit depuis la mi-mars en raison de l’épidémie. Au 21 juillet, l’Algérie avait recensé 24 278 cas de contamination et 1 100 décès dus au Covid-19.

Le Monde avec AFP

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