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Le projet de loi instituant le 8 mai, journée de la mémoire ancrera la mémoire nationale chez les nouvelles générations


ALGER -Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Tayeb Zitouni a indiqué lundi à Alger que l’institution du 8 mai journée nationale de la mémoire visait à ancrer la mémoire nationale chez les nouvelles générations.

Répondant aux préoccupations des sénateurs, lors d’une séance plénière présidée par le président par intérim du Conseil de la nation, Salah Goudjil, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Bessma Azouar, M. Zitouni a précisé que ce projet de loi “vise à ancrer la date du 8 mai 1945 dans la mémoire de la nation et chez les nouvelles générations afin d’honorer les victimes des massacres perpétrés par le colonialisme français et d’exalter la bravoure dont ils ont fait montre pour arracher la liberté et l’indépendance”.

Mettant en avant les efforts déployés en ce sens par son département, le ministre a insisté sur l’importance de “donner à l’histoire de l’Algérie à l’époque coloniale la place qui lui revient dans la mémoire de la nation”.

Il a également jugé impératif d’aborder toutes les étapes de l’histoire, car, a-t-il dit, “c’est cette histoire qui doit rassembler et unir les Algériens autour d’un destin commun”.

M.Zitouni a fait savoir, dans ce cadre, que cinq (5) projets de loi avaient été déposés au niveau du secrétariat général pour la consécration des étapes phares de l’histoire de l’Algérie, telles que les événements du 17 octobre, les manifestations du 11 décembre, le 19 mars et les événements d’Ouargla.

La consécration de ces événements, à l’instar de l’institution du 8 mai journée nationale de la mémoire, s’inscrivent dans la préparation du projet de criminalisation du colonialisme, a-t-il dit.

Et d’ajouter que le ministère des Moudjahidine œuvrait également à la glorification de nombre de héros algériens tels Si M’Hamed Bougara, Si El-Haouès et Zighoud Youcef par la production de films sur leur vie et leur parcours révolutionnaire.

Il a, à ce propos, rappelé que son département avait jusqu’à présent produit 11 longs métrages et 40 films documentaires sur la guerre de libération nationale et les hauts faits des moudjahidine et des martyrs, faisant état du tournage de documentaires dans toutes les wilayas du pays sur l’histoire de l’Algérie de 1830 à l’indépendance.

Au sujet des crimes de la France coloniale, le ministre a confié que son département “continue le recensement des crimes, lancé depuis deux ans et inachevé compte tenu de l’ampleur et le nombre important de ces crimes”.

C’est pourquoi, a-t-il soutenu, l’élaboration d’un projet de loi portant criminalisation du colonialisme “est inévitable et doit être à la hauteur des sacrifices des chouhadas”.


Lire aussi: Conseil de la Nation: débat du projet de loi instituant le 8 mai Journée nationale de la mémoire


“Il ne suffit pas d’exiger uniquement la reconnaissance des faits, mais également l’indemnisation des dégâts commis par le colonialisme à l’encontre des Algériens quitte à recourir à une instance internationale, d’autant que la criminalisation du colonialisme est devenue une revendication populaire”, a précisé M. Zitouni.

A une préoccupation soulevée au sujet de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires dans le désert algérien, le ministre a fait état d’un avant-projet actuellement au niveau du Secrétariat général du Gouvernement (SGG), affirmant que l’Algérie “n’aura de cesse de revendiquer la restitution de ses archives nationales qui se trouvent en France”.

Revenant, par ailleurs, sur le programme d’action du ministère des Moudjahidine visant la sauvegarde de la mémoire nationale et la transmission du Message aux générations montantes, M. Zitouni a relevé l’existence de 43 musées sur le territoire national, indiquant que le Musée du Moudjahid situé au Sanctuaire du Martyr accueille annuellement plus de 600.000 visiteurs même si l’accès n’est pas gratuit.

Et d’ajouter, les services compétents recensent jusqu’à présent 30.000 heures de témoignages sur la glorieuse guerre de libération.

Dans le même contexte, il a annoncé que la chaîne télévisée spéciale devant diffuser des films, des images et des témoignages vivants, dont la création a été décidée par le président de la République, “verra bientôt le jour”.

De son côté, M. Goudjil a affiché la disposition du Conseil de la Nation à consacrer la mémoire collective de l’Algérie à travers l’organisation de conférences et de rencontres qui verront la participation des acteurs et des férus de l’Histoire de la Révolution parmi les universitaires, historiens, moudjahidine et étudiants.



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