Innovation

un nouveau SUV, trois façons de rouler en hybride


En queue de peloton sur le marché du SUV en France, Ford poursuit son offensive pour combler son retard. Afin d’y parvenir, le constructeur américain mise sur l’hybride. Après le lancement de son Puma en début d’année, c’est autour du Kuga de faire peau neuve. Pour sa troisième itération, le véhicule familial se dote de deux arguments de taille : une connectivité complète et une polyvalence totale en terme d’hybridation.

mHEV, PHEV ou FHEV ?

En effet, le Kuga sera disponible aussi bien en hybridation légère (mHEV) qu’en full hybrid ou qu’en hybride rechargeable (PHEV), soit les trois variantes de motorisation existantes dans le domaine de l’hybride. C’est, à priori, le premier véhicule à proposer une telle polyvalence, d’autant qu’il n’oublie pas les classiques diesel et essence pour les puristes. La version mHEV ou mild hybride, embarque un moteur EcoBlue Hybrid 2.0l de 150 ch et afficherait, selon le constructeur, une consommation moyenne de 5,0 l/100km. Comme sur le Puma, que nous avons testé il y a quelques semaines, l’intervention du moteur électrique et de la batterie de 48V ne se font que sur les phases d’accélération. Enfin, la moins hybride des nouvelles formules du Kuga voit ses émissions de CO2 baisser à 132 g/km, ce qui est plus qu’honorable pour un SUV.

Lancé en même temps que cette version mHEV, le Kuga PHEV (hybride rechargeable) est évidemment bien plus ambitieux. Doté d’une batterie de 14,4 kWh, il affiche une puissance de 225 ch et une consommation de 1.2 l/100 km (pour des émissions estimées à 29 g/km). Celui qui devrait être le fer de lance de cette nouvelle version affiche une autonomie en mode électrique supérieure à 50 km, ce qui devrait suffire pour la plupart des trajets quotidiens. Quant à sa recharge, elle se fait bien évidemment sur les décélérations et les freinages mais aussi sur secteur en 4 heures environ.

En revanche, il faudra attendre quelques mois pour la version Full Hybride (FHEV) du Kuga. Cette itération du SUV n’arrivera qu’en fin d’année. Basée sur la même motorisation que le modèle rechargeable, elle offre une hybridation classique à l’image de ce que propose Toyota depuis plusieurs années. Du côté de chez Ford, la consommation est estimée à 5,6 l/100 km pour 130 g/km d’émissions de de CO2. 

Un cockpit numérique de 12,3 pouces

Bien qu’ils s’appuient sur des technologies d’hybridation différentes ces trois versions du Kuga ont tout le reste en commun, à commencer par l’habitacle et une partie connectée plutôt alléchante. Ainsi le principal changement est à mettre au niveau de l’écran d’instrumentation qui devient (enfin) numérique. D’une diagonale de 12,3 pouces, son interface est personnalisable et change en fonction du mode de conduite adopté.

Le reste de l’équipement intérieur se compose d’un affichage tête haute, d’une base de recharge sans fil et d’un écran central de 8 pouces qui nous paraît légèrement sous-dimensionné sur le papier. Bien évidemment, le système Ford Sync sera de la partie. Il est parfaitement compatible avec CarPlay et Android Auto mais permet désormais de se connecter à l’application FordPass Connect qui permet d’utiliser son smartphone pour déverrouiller, chauffer ou encore démarrer sa voiture à distance.

Assistances à la conduite : le CoPilot 360 reprend du service

Enfin, au niveau des assistances à la conduite, Ford reprend un grand nombre des technologies initiées sur sa Focus. Plusieurs d’entre elles son proposées de série, comme l’aide en maintien dans la voie, la détection des cyclistes et des piétons ou encore le régulateur et le limiteur de vitesse. Il sera également possible d’ajouter des options de sécurité à son Kuga parmi lesquelles la très utile surveillance des angles morts ou la reconnaissance des panneaux de signalisation. 

Donner le choix du type d’hybridation et mettre sa voiture au niveau techniquement ne sont pas nécessairement des garanties pour voir le Kuga talonner les 3008 et autres Captur sur la liste des SUV les plus vendus. En revanche, pour un modèle moins en vue, le prix pourrait jouer un rôle prépondérant. En conséquence, Ford positionne son Kuga de manière très agressive. Le ticket d’entrée est à 26 600 euros, pour une version Trend très basique. Mais c’est sur la version PHEV que l’Américain semble concentrer ses efforts, avec un modèle qui semble très proche d’une 3008 au niveau des caractéristiques techniques mais qui à 38 600 euros sera vendu 10 000 moins cher que le SUV au lion. 





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