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Le G20 n’a signé aucun engagement chiffré : L’accord de l’OPEP+ sera-t-il finalisé ? |

Le G20 n’a signé aucun engagement chiffré : L’accord de l’OPEP+ sera-t-il finalisé ?

12 avril 2020 à 7 h 01 min

Lors de la réunion, l’OPEP et les pays producteurs de pétrole non membres de l’Organisation avaient décidé d’ajuster à la baisse leur production globale de pétrole brut de 10 millions de barils par jour, à compter du 1er mai 2020, pour une période initiale de deux mois, soit jusqu’au 30 juin 2020.

Un accord mondial global incluant en plus de l’Opep+ d’autres grands producteurs, tels que les Etats-Unis et le Canada semble encore incertain au vu du communiqué laconique qui a sanctionné la réunion virtuelle des ministres de l’Energie des nations du G20.

Quelques heures après la fin des pourparlers, vendredi soir, le communiqué du G20 n’a fait aucune mention de réductions ou de quantités, faisant uniquement référence à des «mesures pour assurer la stabilité du marché de l’énergie», et à une reconnaissance de «l’engagement de certains producteurs à stabiliser les marchés de l’énergie».

La Russie et l’OPEP avaient déclaré, à l’issue de leur rencontre OPEP+ tenue jeudi, vouloir que d’autres producteurs, dont les Etats-Unis et le Canada, réduisent de 5% en plus des 10% décidés par l’alliance, mais malgré cet «avertissement», aucune décision claire et étayée de chiffres concernant les possibles contributions des grands producteurs hors Opep+ n’a été évoquée, ce qui s’apparente à un nouvel accroc.

Il s’ajoutera au désaccord entre l’Arabie Saoudite et le Mexique, qui rechigne à signer la décision de réduction prise par l’Opep+, et ce, malgré l’offre de médiation du président américain, Donald Trump.

Le Mexique a déclaré qu’il ne réduirait la production que d’un quart de la baisse demandée par l’OPEP+, soit une réduction de seulement 100 000 barils par jour, et non pas les 400 000 b/j exigés par l’alliance. Trump avait proposé ensuite d’aider le Mexique à éponger 250 000 b/j supplémentaires, selon les déclarations du président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador.

Selon l’agence Reuters, deux sources proches des discussions ont déclaré que l’Arabie Saoudite s’était heurtée au Mexique jeudi et à nouveau vendredi, lors des pourparlers avec les ministres de l’énergie du Groupe des 20, visant à approuver les efforts de l’OPEP+.

Il est à rappeler que la 9e réunion ministérielle extraordinaire de l’OPEP et non-OPEP, qui s’est tenue via un webinaire jeudi, avait accueilli, en plus des pays membres de l’alliance, l’Argentine, la Colombie, l’Equateur, l’Egypte, l’Indonésie, la Norvège, Trinité-et-Tobago et le Forum international de l’énergie (IEF) en qualité d’observateurs.

Lors de la réunion, l’OPEP et les pays producteurs de pétrole non membres de l’Organisation avaient décidé d’ajuster à la baisse leur production globale de pétrole brut de 10 millions de barils par jour, à compter du 1er mai 2020, pour une période initiale de deux mois, soit jusqu’au 30 juin 2020. La décision a été signée par tous les pays producteurs OPEP et non OPEP participant à la déclaration de coopération, à l’exception du Mexique. Un rendez-vous a été fixé pour le 10 juin 2020 pour déterminer d’autres actions, si nécessaire, afin d’équilibrer le marché.

Dans le sillage de la rencontre, les prix n’ont cependant pas remonté jeudi – les marchés pétroliers étaient fermés vendredi –, malgré des discussions qualifiées d’historiques sur les réductions. Les experts estiment que même une réduction sans précédent de 15% des approvisionnements mondiaux, comme envisagé par l’OPEP+, laisserait encore un énorme surplus de brut sur le marché mondial, la demande ayant chuté de 30%.



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