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De l’enseignement classique à l’école virtuelle : Repères bouleversés et applications à la rescousse |

De l’enseignement classique à l’école virtuelle : Repères bouleversés et applications à la rescousse

16 avril 2020 à 7 h 10 min

Si l’enseignement à distance marche plus ou moins bien, force est de reconnaître que l’Algérie a opté pour cette solution dans l’urgence, alors que notre pays avait largement le temps de la développer et d’être plus prêt.

Le coronavirus a isolé de nombreux élèves de leur milieu naturel : les établissements scolaires. Pour assurer une continuité pédagogique et éviter l’année blanche, internet et ses nombreuses applications ont été d’un grand secours.

Dans ce contexte, CoursDZ, start-up spécialisée dans l’enseignement en ligne pour les classes de terminale, qui compte plus de 35 000 abonnés sur sa chaîne YouTube, procédera aujourd’hui au lancement, à l’occasion de la Journée du savoir, de son portail digital d’enseignement en ligne.

«Tous réunis durant cette période difficile, CoursDZ s’engage à accompagner les élèves de terminale en mettant gracieusement à leur disposition la version Beta de sa plateforme www.coursdz.com, et ce, jusqu’au 16 mai 2020. Ils y trouveront plus de 500 vidéos de cours, exercices et tests (QCM), packagés pour les diverses spécialités», est-il mentionné dans un communiqué de presse.

Voulant répondre aux attentes actuelles et futures, CoursDZ met tous les canaux digitaux au profit des élèves de terminale, afin qu´ils puissent mieux se préparer aux examens de baccalauréat, à distance, sans contraintes de déplacements physiques, reflétant idéalement les exigences du confinement en cours.

CoursDZ est le portail digital de cours de soutien les mieux adaptés aux besoins des étudiants de terminale, réunissant un contenu varié et des méthodes pédagogiques interactives, améliorant considérablement leurs chances de réussite au bac.

Pendant cette période particulière, les pédagogues ont constaté un manque de motivation et une baisse de concentration pendant le confinement, ce qui est parfaitement normal. La crise du Covid-19 bouleverse les repères des élèves du primaire à la terminale confrontés à une situation inédite. La période actuelle est compliquée à vivre sur le plan émotionnel, entre l’interdiction de sortir, les actualités anxiogènes véhiculées par la télévision et la radio mais aussi par les réseaux sociaux et la peur d’une éventuelle contamination.

Le fait de ne pas connaître avec précision à l’avance la date exacte de cette épreuve perturbe les candidats. Selon des sources fiables, le ministère de l’Education nationale est entré dans une course contre la montre depuis les débuts de la propagation de l’épidémie afin de sauver ce qui peut l’être de la saison scolaire, les réunions marathoniennes ont abouti à l’achèvement d’un plan alternatif afin de réaliser la redistribution et l’organisation de l’année scolaire. Les épreuves du bac risquent toutefois d’être reportées à septembre.

L’enseignement à distance a aussi de bons côtés, il a créé de nouveaux rapports. «Nos enseignants ont ressenti de fortes émotions en entrant dans les maisons de leurs apprenants. Désormais, apprenants, enseignants, parents ne forment qu’une seule famille liée, œuvrant pour la réussite et le succès», est-il souligné du côté de l’Ecole privée les Aurès. Toute l’équipe pédagogique a travaillé pour réussir la reprise des cours et plonger les élèves par le biais d’une douce transition vers la dimension de «l’école virtuelle».

Mais si l’enseignement à distance marche plus ou moins bien, force est de reconnaître que l’Algérie a opté pour cette solution dans l’urgence, alors que notre pays avait largement le temps de la développer et d’être plus prêt.

Le programme «Ousratic», qui visait à doter toutes les familles algériennes d’un micro-ordinateur muni d’une connexion, a été un échec, une situation expliquée principalement par l’absence d’une stratégie nationale claire en termes de développement des TIC avec des objectifs bien précis et à l’inexistence d’une «industrie de contenu». Il faut rappeler que cette déclaration-engagement avait été faite en 2005 par le premier magistrat du pays, au Sommet mondial de la société de l’information de Tunis, devant plus de 80 chefs d’Etat.

Le faible débit internet et les coupures fréquentes dans certaines régions rendent l’enseignement à distance très difficile à assurer. Malgré ces handicaps, les élèves et les étudiants tentent de faire de leur mieux pour terminer l’année scolaire et éviter de rester sur le banc de la société du savoir et de la connaissance.



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