Economie

Consensus total sur une baisse massive de la production à compter du 1er mai


ALGER- La seconde réunion extraordinaire des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+), tenue dimanche, s’est achevée sur un consensus total sur une baisse historique de la production pétrolière à compter du 1er mai.

L’aboutissement à un accord portant sur une baisse de production, qui débutera par un ajustement de 9,7 mb / j, à compter du 1er mai 2020 pour une période initiale de deux mois, intervient dans un contexte mondial difficile marqué par une baisse de la demande et par conséquent une chute des prix de l’or noir, en plus de ses conséquences sur la situation financière de plusieurs Etats, notamment ceux dont les économies dépendent des hydrocarbures.

“Compte tenu des fondamentaux actuels et des perspectives du marché consensuelles, et conformément à la décision prise lors de la 9e réunion ministérielle (extraordinaire) de l’OPEP et non-OPEP, tous les pays participants ont convenu d’ajuster à la baisse leur production globale de pétrole brut de 9,7 mb/ j, à compter du 1er mai 2020, pour une période initiale de deux mois qui se termine le 30 juin 2020’’, selon le communiqué final rendu public suite à la clôture de la 10e réunion ministérielle extraordinaire de l’Opep+ , tenue par vidéoconférence dimanche, sous la présidence des ministres de l’Energie de l’Arabie Saoudite et de la Russie.

Cette réduction devrait ensuite se poursuivre pour une période de six mois, allant du 1er juillet à la fin décembre 2020, mais avec une cadence inférieure, à savoir une baisse de 7,7 mb/j.

Comme dernière étape, l’accord prévoit que les pays concernés par la déclaration de coopération de l’Opep+, signée en 2016, baissent leur production de l’ordre de 5,8 mb / j pour une période de 16 mois, allant du 1er janvier 2021 au 30 avril 2022.

 


Lire aussi: Arkab: Concertations avec des producteurs hors “OPEP+” pour la réduction volontaire de la production


La base de calcul pour les ajustements est la production pétrolière d’octobre 2018, à l’exception du Royaume d’Arabie saoudite et la Fédération de Russie, tous deux avec le même niveau de référence de 11 mb / j’, selon la même source, qui indique que cet accord sera valable jusqu’au 30 avril 2022. Cependant, son extension sera réexaminée en décembre 2021.

Cette réunion a été aussi une occasion pour les participants de réaffirmer leur attachement au cadre de la déclaration de la coopération signé le 10 décembre 2016 et approuvé en outre lors de réunions ultérieures, ainsi qu’à la Charte de coopération, signée le 2 juillet 2019.

Ils ont également réaffirmé “l’engagement continu” des pays producteurs participants à la Déclaration de coopération en faveur “d’un marché stable, de l’intérêt mutuel des pays producteurs, de l’approvisionnement efficace, économique et sûr des consommateurs et d’un juste retour sur le capital investi”.

En outre, la réunion extraordinaire de l’Opep+ a souligné la décision “importante et responsable” d’ajuster la production lors de la 9e réunion ministérielle extraordinaire de l’OPEP et non-OPEP tenue les 9 et 10 avril.

D’autre part, la réunion tenue dimanche a “pris note de la réunion extraordinaire des ministres de l’énergie du G20 tenue le 10 avril, qui a reconnu l’engagement des producteurs du groupe OPEP + à stabiliser les marchés de l’énergie et a reconnu l’importance de la coopération internationale pour assurer la résilience des systèmes énergétiques”.

 

Appel aux grands producteurs pour contribuer à stabiliser le marché pétrolier

 

Les participants ont appelé tous les grands producteurs à apporter des contributions proportionnées et opportunes aux efforts visant à stabiliser le marché pétrolier.

Cette réunion a aussi convenu de proroger le mandat du Comité ministériel conjoint de suivi et de ses membres, d’examiner de près les conditions générales du marché, les niveaux de production de pétrole et le niveau de conformité avec la déclaration de la coopération et la présente déclaration, avec l’aide du Comité technique mixte et du Secrétariat de l’OPEP.

Ils ont, dans ce cadre, insisté sur le contrôle de la conformité de l’accord de coopération.

La conformité de l’accord de coopération doit être contrôlée en tenant compte de la production de pétrole brut, sur la base des informations provenant de sources secondaires, selon la méthodologie appliquée pour les pays membres de l’OPEP, souligne le communiqué.

L’OPEP et ses partenaires se sont donné rendez-vous le 10 juin 2020 par visioconférence, pour “déterminer de nouvelles actions, au besoin, pour équilibrer le marché”.

Lors d’un point de presse tenu dimanche, le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab a fait savoir que “l’ensemble” des pays Opep et non Opep ayant pris part à la deuxième réunion de l’Opep+ portant sur la réduction des quotas de production pétrolière afin de rééquilibrer les marchés de l’or noir,

“ont trouvé un accord total” concernant la quantité et les différentes phases de réduction de la production, notamment concernant le Mexique.

“Le but de cette deuxième réunion était de s’assurer des chiffres concernant l’ensemble des pays membres de cet accord trouvé jeudi. Nous devions après le premier accord réétudier les chiffres concernant l’Etat du Mexique sur la part de baisse de production pétrolière”, a souligné M. Arkab

Le ministre qui assure la présidence de la Conférence de l’Opep a qualifié cet accord “d’historique”, ayant permis la satisfaction de l’ensemble des Etats concernés.

Il a, d’autre part, souligné qu’il y aura d’autres initiatives afin d’attirer d’autres pays producteurs non signataires de cet accord pour participer également à l’accord de coopération et de baisse de production.

 



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